Archive pour le 27 février, 2007

c’est moi…je, cet aprs-midi…

27 février, 2007

J’ai cherch, sur les divers sites franais et francophone, quelque chose que vraiment il me plaisait, que correspondait ce « quelque chose » de Dieu que me port dans et que je voudrais dire mieux, n’est pas pour le franais, en italien je ne russis ruminer ce que j’ai dans moi, la ralit est que, peut-tre, on rends compte que, lorsque je m’approche Dieu – en ralit il est lui qu’il a pourvu cette rencontre, ne m’a pas impose la rencontre, mais il l’a prpar, aprs un temps d’vnements que – humainement – beaux ou laids – sont le chemin pour moi pour rencontrer vraiment Dieu Il disait en plaisantant – en tlvision un prsentateur -acteur – mais en rptant une phrase il dicte de… ne me rappelle pas, de qu’il y a qui dans aucun fait voient des miracles et qui voient les miracles dans tous les faits ; je ne suis pas encore al point de voir les miracles, la « mirabilia Dei » dans toutes les choses et dans tous les vnements, au contraire, les choses qui arrivent dans ma vie sont souvent difficiles affronter et je le fais avec fatigue, toutefois et, dans le mme temps, m’arrive de rencontrer les Seigneur partout, il est vrai que l’glise, l’eucharistie sont l’instant fondamental de le rencontre avec Dieu, toutefois, il m’arrive comme de vivre une sorte de « cellule monastique » ciel ouvert, tait un peu la pense de San Franois, que j’ai aim et que j’ai suivi – dans sens que je me suis sentie franciscaine pour beaucoup de temps, ensuite – et en mme temps – ai rencontr et aim les autres, commencer de San Paul, ensuite Sainte Augustin, ensuite autres – souvent mystiques – mais, beaucoup, les Pres de l’glise, les Pres du Dsert, mais faut les lire bien et fond, le monde hbreu, cependant celui de Martin Buber, du Hassidim, du Ghetto de Varsovie, et mme si j’ai eu des rapports avec les hbreux romains ne russissais pas avoir dialogue avec eux, mais elle fut cause mienne, n’ai pas russi supporter leur douleur et, au mme temps, pour les survivants, il me semble encore les d’avoir laiss leur douleur, en ralit au-del des confrences et les rencontres officielles il est vraiment difficile pour tous les rencontrer, le Maire de Rome a fait quelque chose, port les jeunes Auschwitz, peut-tre, mode le sien russit dialoguer ; la persona auquel j’ai trouv plus voisine tait, et est encore, des Bergres de l’glise Valds, peut-tre l’enracinement sur
la Bible de l glise Valds les aide comprendre mieux, mais les Bergres il m’a dit que le souffrait mme et, parfois, ne savait pas que faire pour elles ; port dans le coeur l’ex Rabbin de Rome Toaff, avec affection, celui que Pape Jean Paul II a rencontr dans celle-l trs belle visite Temple de Rome ;

en somme ils sont en tour, je vais en cherchant, et, d’une partie, retrouve les choses vcues, mais en mode nouvelle, de l’autre il m’apparat comme percevoir une ouverture dans le ciel – certainement je ne vois pas les anges comme Saint Etienne – cependant sais que le ciel n’est pas ferm et, peut-tre, ce que faire mme avec les mortes – pas prochaine pour moi (mais peut-tre ?) la mortes, comme passage de ce monde au Pre, n’est peut-tre pas faire un pas ou un passage, mme si ainsi elle est dcrite dans l’criture, mais cest le venir rencontre de Dieu nous, un tre nous prochain mme dans le monde venir, je continue ce crit lorsque il me semble que j’ai des choses nouvelles vous dire, pour aujourd’hui poste ce que j’ai trouv et qu’il me semble au moins utile, je mets ce aussisous « Je suis », (je suis… peut-tre deviens un journal « sui generis »)

une embrasse tous,

Gabriella

Mditation: le bref Trait de la Prire – St. Alphonse de Liguori

27 février, 2007

Du site:

http://jesusmarie.com/Indexxx.

Mditation: le bref Trait de
la Prire – St. Alphonse de Liguori

Le Grand Moyen de
la Prire version abrge
1re dition numrique par www.tsvm.simplenet.com

J’estime n’avoir rien compos de plus utile que ce petit livre o je parle de la prire, indispensable et sr moyen d’obtenir le salut ternel et toutes les grces dont nous avons besoin.
Sans la prire, toutes nos mditations, rsolutions et promesses resteront inutiles.
Si nous ne prions pas, nous serons toujours infidles toutes les lumires reues de Dieu et toutes les promesses que nous aurons faites.
La raison en est que, pour faire chaque instant le bien, pour vaincre les tentations, pratiquer les vertus, bref pour observer les commandements et conseils divins, il ne suffit pas des lumires reues, ni des rflexions faites et des rsolutions prises, mais il y faut de plus le secours actuel de Dieu. Or, Dieu ne l’accorde qu’ ceux qui prient et qui prient avec persvrance.

L’Aptre Paul crivait Timothe:
Je recommande donc, avant tout, qu’on fasse des demandes, des prires, des supplications, des actions de grces… 1-Tm 2,1
Saint Thomas explique que la prire est proprement l’lvation de l’me vers Dieu.
Quand la prire demande des choses prcises, on l’appelle justement « demande ».
Si elle vise des choses indtermines (comme par exemple lorsque nous disons: Seigneur, viens mon aide), on l’appelle supplication. Quant l’obscration, c’est une pieuse adjuration ou objurgation pour obtenir la grce, comme quand nous disons:
« Par ta Croix et ta Passion, dlivrenous, Seigneur! »
Enfin, l’Action de grces est le remerciement pour les bienfaits reus.
Par quoi, dit saint Thomas, nous mritons d’en recevoir de plus grands . Au sens restreint, dit-il, la prire est le recours Dieu, mais pris en gnral, elle inclut tous les autres aspects que nous venons d’indiquer, et c’est ainsi que nous l’entendrons chaque fois que nous emploierons par la suite ce mot de prire.

Les textes de
la Sainte Ecriture, qui nous montrent la ncessit o nous sommes de prier, si nous voulons assurer notre salut sont trop clairs :
Il leur fallait prier sans cesse, et ne pas se dcourager (Lc 18,1). Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation (Mt 26, 41).
Demandez et l’on vous donnera (Mt 7, 7).
La raison en est claire. Sans le secours de la grce nous ne pouvons faire aucun bien:
Hors de moi vous ne pouvez rien faire (Jn 15, 5).
Saint Augustin crit: L’homme ne fait aucun bien sans que Dieu lui donne de le faire
Nous ne faisons aucun bien en dehors de celui que Dieu nous fait raliser par sa grce.
Mais, ce secours de la grce, le Seigneur, selon sa providence ordinaire, ne l’accorde qu’ ceux qui prient.
Si donc sans le secours de la grce nous ne pouvons rien et si, par ailleurs, Dieu ne donne ordinairement ce secours qu’ ceux qui prient, n’est-il pas clair, en consquence, que la prire nous est absolument ncessaire pour le salut ?

Pour faire notre salut nous devons lutter et vaincre:
L’athlte ne reoit la couronne que s’il a lutt selon les rgles (2 Tm 2, 5).
Mais, sans le secours divin, nous sommes incapables de rsister aux attaques d’ennemis si nombreux et si puissants.
Or, ce secours divin ne s’obtient que par la prire.
Donc, sans la prire pas de salut possible.
St Grgoire crit de mme:
Par leurs demandes les hommes mritent de recevoir ce que le Dieu Tout-puissant a ds toujours rsolu de leur donner .
Bref, nous ne sommes que de pauvres mendiants, qui n’avons rien d’autre que ce que Dieu nous donne en aumne:
Je ne suis qu’un pauvre et un mendiant (Ps 40 (39) 18).
Le Seigneur, dit saint Augustin, dsire et veut nous dispenser ses grces, mais il ne veut les donner qu’ ceux qui les lui demandent: Dieu veut donner, mais il ne donne qu’ celui qui demande
N’a-t-il pas affirm Demandez et l’on vous donnera ?
Oui, cherchez et vous recevrez !
Donc, conclut sainte Thrse, qui ne cherche pas ne reoit pas.

« Comme la sve est ncessaire pour que les plantes vivent et ne se desschent pas, ainsi dit saint Jean Chrysostome, la prire est ncessaire notre salut ».
Ce mme saint dit ailleurs:
« Comme l’me donne la vie au corps, ainsi la prire maintient l’me en vie.De mme que le corps ne peut vivre sans l’me, ainsi sans la prire l’me est morte et sent mauvais .Elle sent mauvais , parce que celui qui nglige de se recommander Dieu commence aussitt puer le pch ».
La prire est aussi appele nourriture de l’me, parce que le corps ne peut se soutenir sans nourriture, et de mme, dit saint Augustin, l’me ne peut se conserver en vie sans la prire:
De mme que le corps se nourrit d’aliments, ainsi l’homme se nourrit de prires
La prire est en outre l’arme la plus ncessaire pour nous dfendre contre nos ennemis; celui qui n’y recourt pas, dit saint Thomas, est perdu.
Adam est tomb, assure-t-il parce qu’il ne s’est pas recommand Dieu au moment de la tentation: Il a pch parce qu’il n’eut pas recours au secours divin .

Saint Charles Borrome observe, dans une de ses Lettres Pastorales, qu’entre tous les moyens que Jsus Christ nous a recommands dans l’Evangile, il a donn la premire place la prire;
En cela il a voulu que son Eglise et sa Religion se distinguent des Sectes ; il a voulu qu’on l’appelle spcialement Maison de Prire : Ma maison sera appele une maison de prire- (Mt 21, 13).
Il conclut dans sa Lettre :
Toutes les vertus trouvent dans la prire leur origine, leur croissance et leur couronnement
Saint Bernard crit de mme:
Mais qui sommes-nous et quelle est notre vaillance, pour pouvoir rsister de si multiples tentations ? C’est prcisment cette prise de conscience que Dieu cherchait nous amener… pour que, constatant notre dficience et sachant qu’il n’est pour nous point d’autre secours, nous nous prcipitions en toute humilit vers sa misricorde .
Le Seigneur sait combien la ncessit de la prire nous est utile pour nous maintenir dans l’humilit et exercer notre confiance ; c’est pourquoi il permet que nous assaillent des ennemis que nous ne pouvons pas vaincre par nos propres forces, afin que, par la prire, nous obtenions de sa misricorde le secours pour rsister.

Personne ne peut matriser les tentations impures de la chair, s’il ne se recommande Dieu, quand il est tent.
Alors qui ne recourt pas Dieu est perdu.
La seule dfense contre cette tentation, c’est la prire, dit saint Grgoire de Nysse:
La prire est la sauvegarde de la puret .
La chastet est une vertu que nous n’avons pas la force de pratiquer, si Dieu ne nous l’accorde pas, et Dieu ne la donne qu’ ceux qui la lui demandent.
Mais celui qui la demande l’obtiendra certainement.
Bref, dit-il, il ne saura jamais bien vivre, celui qui ne saura pas bien prier: Celui-l sait bien vivre, qui sait bien prier
Au contraire, saint Franois d’Assise disait qu’on ne peut jamais esprer voir aucun bon fruit d’une me sans la prire.
C’est donc tort qu’ils cherchent des excuses, ces pcheurs qui disent: Nous n’avons pas la force de rsister aux tentations.
Mais, rplique saint Jacques, si vous n’avez pas cette force, pourquoi ne la demandez-vous pas ?
Vous ne l’avez pas parce que vous ne cherchez pas l’avoir: Vous ne possdez Pas parce que vous ne demandez pas
(Jc 4, 2).

Faut-il demander l’intercession de la Vierge Marie

Nous sommes tenus par la loi naturelle d’observer cet ordre que Dieu a tabli; Dieu a fix que les infrieurs parviendraient au salut en implorant l’aide des suprieurs .
Ce qui revient dire: de mme que nous n’avons accs au Pre que par le Fils, mdiateur de justice, de mme nous n’avons accs au Fils que par sa Mre, Mdiatrice de grce, qui nous obtient par son intercession les biens que Jsus Christ nous a mrits.
Saint Bernard conclut, dans un autre passage, que Marie a reu de Dieu deux plnitudes de grce:
- la premire, cest l’Incarnation du Verbe ternel fait homme dans son chaste sein.
- la seconde, la plnitude des grces que nous recevons de Dieu par l’intermdiaire de cette divine Mre.
Saint Bernard nous exhorte donc recourir sans cesse cette divine Mre, parce que ses prires sont certainement exauces par son Fils:
Recours Marie… Je n’hsite pas l’affirmer: elle aussi sera exauce en raison de son humble et libre soumission.
Oui, le Fils exaucera sa Mre…
Petits enfants, voil l’chelle des pcheurs, voil ma plus grande assurance, voil toute la raison de mon esprance .
Le saint l’appelle Echelle, parce que, dans une chelle, on n’arrive au troisime chelon qu’en mettant d’abord le pied sur le second, et on n’arrive au second qu’en mettant le pied sur le
premier; de mme, on n’arrive Dieu que par Jsus Christ, et on n’arrive Jsus Christ que par Marie.
Il la nomme ensuite toute mon assurance et la raison de mon Esprance parce que, affirme-t-il, Dieu veut que toutes ses grces passent par les mains de Marie.
Et de conclure: toutes les grces que nous dsirons, nous devons les demander par Marie; elle nous obtient tout ce que nous voulons et ses prires ne peuvent pas tre repousses:
Recherchons la grce et recherchons-la par Marie, car ce qu’elle cherche, elle le trouve (Mt 7, 7) et ne saurait en tre prive .

« Nos prires sont si chres Dieu qu’il a charg les anges , dit Saint Hilaire, de les lui prsenter ds que nous les Lui adressons.
Les Anges prsident aux prires des fidles et ils les offrent chaque jour Dieu « .
Mais, pour mieux comprendre l’efficacit des prires prs de Dieu, il suffit de lire dans les Saintes Ecritures, dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, les innombrables promesses faites par Dieu ceux qui le prient:
 » Invoque-moi et je te rpondrai  » (Jr 33, 3).
 » Invoque-moi, je te dlivrerai  » (Ps50 (49), 15).
 » Demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira  »
(Mt 7, 7).
 » Combien plus votre Pre qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses ceux qui l’en prient  » (Mt 7, 11).  »
 » Car quiconque demande reoit, qui cherche trouve  » (Lc 11,10).
 » Si deux d’entre vous, sur terre, unissent leurs voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accord par mon Pre  » (Mt 18, 19).
 » Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez dj reu, et cela vous sera accord  » (Mc, 11, 24).
 » Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai  » (Jn 14, 14).
 » Si vous demeurez en moi… demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez  » (Jn 15, 7).  »
En vrit, en vrit, je vous le dis, ce que vous demanderez au Pre, il vous le donnera en mon nom  » (Jn 16, 23).

Efficacit de
la Prire (11/26)

Dieu nous veut sauvs, mais il veut, pour notre plus grand bien, que nous le soyons en vainqueurs.
Nous avons mener ici-bas une guerre continuelle, et pour faire notre salut nous devons lutter et vaincre:
 » Personne ne pourra tre couronn sans tre vainqueur  » dit saint Jean Chrysostome.
Nous sommes trs faibles, les ennemis sont nombreux et puissants.
Comment pourrons-nous faire front et les dominer ?
Prenons courage et que chacun dise comme l’Aptre Paul:  » Je puis tout en Celui qui me rend fort  » (Ph 4, 13).
Nous pourrons tout par la prire.
Le Seigneur nous donnera par elle cette force que nous n’avons pas.
La prire est toute puissante :  » Elle est seule, mais elle peut tout  »
Saint Bonaventure considre que la prire nous permet d’acqurir tous les biens et d’chapper tous les maux:
 » Par elle on obtient tout bien, par elle on est dlivr de tout mal  »

Efficacit de
la Prire (12/26)

Saint Laurent Justinien estime que, par la prire, nous nous btissons une tour solide o nous serons en sret, l’abri de tous les piges et de toutes les violences des ennemis:
 » Par l’exercice de la prire l’homme se construit une forteresse  »
Les puissances de l’Enfer sont fortes mais, dit saint Bernard, la prire est plus forte que tous les dmons:  » La prire l’emporte sur tous les dmons  »
En un mot, dit saint Jean Chrysostome:  » La prire est une armure, une protection, un port et un trsor « .
La prire est une armure capable de rsister tous les assauts des dmons ; elle est une protection qui nous met l’abri de tous les dangers; elle est un port o nous pouvons chercher refuge dans les temptes; elle est en mme temps un trsor qui nous comble de tous les biens.
 » Venez moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai  »
(Mt 11, 28).
Mes pauvres enfants, dit le Sauveur, vous tes assaillis par les ennemis, vous tes accabls sous le poids de vos pchs; ne perdez pas courage, recourez moi par la prire, et je vous donnerai la force de rsister, je porterai remde tous vos maux..

Que fait la prire ?

Ecoutons saint Laurent Justinien:
 » Elle apaise Dieu, exauce les souhaits, triomphe des adversaires et change les humains « .
La prire apaise la colre de Dieu, il pardonne qui le prie avec humilit; elle obtient par grce tout ce que l’on demande; elle vient bout de toutes les forces ennemies, et, en somme, change les humains d’aveugles en clairvoyants, de faibles en forts,.de pcheurs en saints.
N’entretenez aucun souci; mais en tout besoin recourez l’oraison et la prire, pntres d’action de grces, pour prsenter vos requtes Dieu  » (Ph 4, 6).
Nous n’avons donc pas d’excuse si nous nous faisons vaincre par la tentation.
Nous ne sommes vaincus que par notre faute: c’est que nous n’avons pas assez pri !
Par la prire on triomphe fort bien de tous les piges et de toutes les attaques des ennemis :
 » Par la prire, tout ce qui pourrait nous nuire est mis en fuite  » crit saint Augustin.
 » Tu n’auras plus pleurer car il va te faire grce cause du cri que tu pousses;
ds qu’il l’entendra, il te rpondra  » (Is 30, 19).
Saint Jean Chrysostome crit que Dieu se tient toujours prt couter nos prires.
Il n’arrive jamais qu’il n’exauce pas ceux qui le prient, quand ils le font comme il faut:
 » Dieu est toujours prt couter le voix de ses serviteurs ; jamais il n’a fait la sourde oreille quand on l’a appel comme il faut « .
Il dit ailleurs:
« quand nous prions, avant mme que nous ayons fini de lui exposer nos demandes, dj il nous ,exauce ! »
 » On obtient toujours, alors mme que l’on est encore en train de demander ».
Nous en avons reu la promesse de Dieu lui-mme:
 » Ils parleront encore que j’aurai dj entendu  » (Is 65, 24).
Saint Augustin nous exhorte ainsi:
« Puisque nous avons faire un Seigneur d’une infinie puissance et richesse, ne lui demandons pas des choses insignifiantes et sans valeur mais quelque chose de prcieux:  »
C’est le Tout-Puissant que vous sollicitez, demandez-lui quelque chose de grand » ! « .

Aussi, fait remarquer saint Isidore, c’est surtout lorsque nous sommes occups prier et demander Dieu ses grces que le dmon se donne le plus de mal pour nous distraire par la pense des affaires temporelles:
 » C’est surtout lorsque le diable voit quelqu’un en train de prier qu’il lui met le plus des ides dans la tte  » Pourquoi cela ?
Parce que l’ennemi voit que nous ne gagnons jamais davantage les trsors du ciel que lorsque nous prions. Le meilleur fruit de l’oraison mentale, c’est qu’on y demande Dieu les grces ncessaires pour la persvrance et le salut ternel.
C’est pour ce motif surtout que l’oraison mentale est ncessaire l’me pour se maintenir dans la grce de Dieu.  »
On obtient quelquefois plus vite par une courte prire ce que l’on n’obtiendrait que difficilement par de bonnes oeuvres !
Saint Ambroise ajoute:
« Avant mme d’avoir fini, celui qui prie est dj exauc parce que prier et recevoir, c’est tout un. Celui qui demande Dieu reoit au moment mme de sa prire; car demander Dieu est dj recevoir  »
Saint Jean Chrysostome a pu crire:  » Rien n’est plus puissant qu’un homme qui prie parce qu’il participe la puissance de Dieu.  »

Conditions de
la Prire(15/26)

« En vrit, en vrit, je vous le dis, ce que vous demanderez au Pre, il vous le donnera en mon nom »(Jn 16, 23).
Jsus-Christ nous le promet: tout ce que nous demanderons au Pre en son nom, tout cela le Pre nous l’accordera, mais cela s’entend toujours d’une demande faite selon les conditions requises. Beaucoup, dit Saint Jacques, cherchent et n’obtiennent pas parce qu’ils cherchent :
« Vous demandez et ne recevez pas, parce que vous demandez mal « (Jc 4, 3).
Saint Basile commente ainsi les paroles de l’Aptre:
Si quelquefois tu demandes et n’obtiens pas, c’est que tu as mal demand, en manquant de foi, ou avec lgret, ou pour ce qui ne te convenait pas ou alors parce que tu as abandonn la prire .
En manquant de foi > , c’est--dire avec peu de foi ou peu de confiance. Avec lgret > c’est--dire avec peu de dsir d’obtenir la grce.

Un auteur affirme :
Celui qui prie pour les autres voit d’autant plus vite exauces les prires qu’il fait pour lui-mme…
Quelquefois, nous demandons des faveurs temporelles et Dieu ne nous exauce pas, pourquoi ? Parce qu’il nous aime et veut nous traiter avec misricorde :
Si quelqu’un prie Dieu loyalement pour les ncessits de cette vie, tantt Dieu les accorde par misricorde et tantt les refuse galement par misricorde.
En effet, ce qui est utile au patient, le mdecin le sait mieux que le malade .
Souvent nous demandons Dieu de nous dlivrer de quelque tentation dangereuse, et Dieu ne nous exauce pas non plus. Il permet que la tentation continue de nous importuner. Sachons que Dieu agit encore ainsi pour notre plus grand bien.
Ce ne sont pas les tentations ni les mauvaises penses qui nous loignent de Dieu mais les consentements coupables. Quand l’me se recommande Dieu au moment de la tentation et qu’avec sa grce elle y rsiste, elle progresse alors en perfection et parvient une plus grande union avec Dieu !
Voil pourquoi le Seigneur ne l’exauce pas.

Saint Paul priait avec instance pour tre dlivr des tentations charnelles :
Il m’a t mis une charde en la chair, un ange de Satan charg de me souffleter..A ce sujet, par trois fois, j’ai pri le Seigneur pour qu’il l’loigne de moi (2 Co 12, 7).
Mais le Seigneur lui rpondit: Ma grce te suffit .
Dans les tentations nous devons donc prier Dieu avec soumission : Seigneur, dlivrez-moi de cet ennui si vous jugez utile de m’en librer; et sinon donnez-moi au moins le secours ncessaire pour y rsister.
Que fait alors le Seigneur ? Quand nous demandons Dieu quelque grce, dit Saint Bernard, il nous l’accorde ou alors quelque chose de plus utile. Souvent Dieu nous laisse souffrir dans la tempte pour mettre l’preuve notre fidlit et pour notre plus grand profit.
Il semble tre sourd nos prires mais soyons srs qu’il nous entend parfaitement et nous aide en secret ; il nous fortifie par sa grce pour que nous rsistions toutes les attaques des ennemis.

Persuadons-nous bien que nous sommes comme sur le sommet d’une montagne, suspendus au-dessus de l’abme de tous les pchs et soutenus par le seul fil de la grce: si ce fil nous lche, nous serons certainement prcipits dans ce gouffre et nous commettrons les crimes les plus horribles:
Si Yahv ne me venait en aide, bientt mon me habiterait le silence (l’Enfer) (Ps 94 (93), 17).
Si Dieu ne m’avait pas secouru, je serais tomb en mille pchs et serais maintenant en Enfer.
Ainsi s’exprimait le Psalmiste. Ainsi doit parler chacun d’entre nous.
Pourquoi saint Franois d’Assise allait-il jusqu’ se proclamer le plus grand pcheur du monde ?
Pre, lui dit son compagnon, ce n’est pas vrai. Beaucoup de personnes au monde sont pires que vous.
Hlas ! lui rpliqua le saint, ce que je dis n’est que trop vrai, car si Dieu ne tenait pas sa main au-dessus de moi pour me protger, je commettrais tous les pchs.
Sans la grce, nous ne pouvons faire aucune bonne oeuvre, pas mme avoir une bonne pense:
3Sans la grce, dit saint Augustin, ils (les hommes) ne font rien de bon, soit par pense…, soit par action .
Que l’on dise avec saint Paul: < C'est par la grce de Dieu que je suis ce que je suis (I Co 15, 10).

Conditions de
la Prire(19/26)

Ne cessons pas de trembler; craignons chaque instant de tomber:
Que celui qui se flatte d'tre debout prenne garde de tomber (I Co 10, 12).
L'Aptre entend ainsi nous prvenir: celui qui se croit sr de ne pas tomber est en grand danger de le faire.
Il en donne ailleurs la raison: "Si quelqu'un estime tre quelque chose, alors qu'il n'est rien, il se fait illusion "(Ga 6, 3).
Saint Augustin crit : La confiance excessive en leurs forces en empche beaucoup d'tre forts, seuls sont solides ceux qui ont conscience de leur faiblesse
Si quelqu'un affirme qu'il n'a pas peur, cela veut dire qu'il a confiance en lui-mme et en ses rsolutions. Mais cette confiance pernicieuse l'gare.
Se fiant ses propres forces, il cesse de craindre et de se recommander Dieu; il va donc certainement tomber. De mme, chacun doit se garder de s'admirer et de se vanter, en voyant les pchs des autres. Il doit bien plutt se considrer lui-mme comme pire que les autres: Seigneur, si vous ne m'aviez pas aid, j'aurais fait pire.

Confiance avec laquelle nous devons prier:
L'Aptre saint Jacques nous dit que si nous voulons obtenir les grces de Dieu par la prire, c'est que nous priions avec la confiance assure d'tre exaucs si nous prions, comme il se doit, sans hsiter: Qu'il demande avec foi sans hsitation (Jc 1, 6).
Saint Thomas nous enseigne que si la prire doit la charit le pouvoir de mriter, c'est de la foi et de la confiance qu'elle tient son efficacit:
"La prire doit la charit la vigueur de son mrite, la foi et la confiance l'efficacit de sa demande
Le Prophte l'exprimait dj Sur nous soit ton amour, Yahv, comme notre espoir est en toi (Ps 33(32), 22).
Le centurion en est tmoin, lui dont le Rdempteur a lou la confiance: Va ! Qu'il t'advienne selon ta foi > (Mt 8, 13).
Et le Seigneur rvla sainte Gertrude: celui qui le prie avec confiance lui fait en quelque sorte tant de violence qu’il ne peut pas ne pas l’exaucer en tout ce qu’il demande ».
La prire, dit saint Jean Climaque, fait une pieuse violence Dieu
Oui, la prire fait violence Dieu mais une violence qui lui est chre et agrable.
Avanons-nous donc avec assurance vers le trne de la grce afin d’obtenir misricorde et de trouver grce pour une aide opportune (He 4, 16).

Mais, dira-t-on, je ne suis qu’un misrable. Sur quoi vais-je donc fonder ma confiance d’tre exauc ? Sur la promesse de Jsus Christ:  » Demandez et vous recevrez « (Jn 16, 24). Demandez et vous obtiendrez.
Qui voudrait tre tromp, lorsque c’est la vrit qui promet ? dit saint Augustin.
Comment pouvons-nous douter d’tre exaucs, alors que c’est Dieu,
la Vrit mme, qui promet de nous couter et de nous exaucer ?
« Il ne nous pousserait pas Demandez ce que vous voudrez et vous l’aurez « (Jn 15, 7).
Pour nous inculquer cette confiance, le Seigneur nous a appris, dans le Pater Noster, appeler Dieu, lorsque nous recourons lui pour lui demander ses grces, et elles sont toutes contenues dj dans l’oraison dominicale, non pas Seigneur mais Pre: Notre Pre!
Il veut, en effet, que nous recourions Dieu avec la confiance mme d’un enfant pauvre ou malade qui sollicite de son propre pre des moyens de subsistance ou quelque remde.
Si un enfant est sur le point de mourir de faim, il suffit qu’il paraisse devant son pre et celui-ci aussitt lui fournira de la nourriture.
Si l’enfant vient tre mordu par un serpent venimeux, il suffira qu’il montre sa blessure son pre et celui-ci y appliquera aussitt le remde voulu.

La demande du pcheur nat du dsir de sortir de son pch et de retrouver la grce de Dieu.
Or, ce dsir est un don qui ne lui vient certainement pas d’un autre que Dieu lui-mme.
Pourquoi donc, Dieu inspirerait-il ce dsir au pcheur, s’il ne voulait pas le convertir ?
Dans quel but donnerait-il ce dsir, s’il n’avait pas l’intention de l’exaucer ?

Persverance:
L’Aptre Paul inculquait ses disciples de ne jamais cesser de prier:
Priez sans cesse (I Th 5, 17).
Soyez assidus la prire (Col 4, 2).
Ainsi je veux que les hommes prient en tout lieu (I Tm 2).
Le Seigneur veut bien nous accorder
la Persvrance et la vie ternelle, mais uniquement ceux qui la demandent avec persvrance .
Avec la grce beaucoup de pcheurs arrivent se convertir Dieu et recevoir le pardon; mais s’ils cessent de demander la persvrance, ils retournent au pch et perdent tout.
Il ne suffit pas, de demander la grce de
la Persvrance une fois en passant ou rarement mais toujours, chaque jour, jusqu’ la mort:
La demander chaque jour pour l’obtenir chaque jour .
Qui la demande un jour l’aura pour ce jour-l; s’il ne la demande pas demain, demain il tombera ! C’est ce que nous enseigne la parabole de l’ami qui ne consentit donner du pain l’importun qu’aprs une longue insistance: Mme s’il ne se lve pas pour les lui donner en qualit d’ami, il se lvera du moins cause de son impudence et lui donnera tout ce dont il a besoin (Lc 11, 8). Cet ami, dit saint Augustin, finit par lui donner les pains qu’il demande, bien qu’ contre-coeur et pour se dbarrasser de cet importun.
A combien plus forte raison, Dieu, la bont infinie, qui a un tel dsir de nous communiquer ses biens, ne nous accordera-t-il pas ses grces ?

Selon saint Grgoire, Dieu veut qu’on lui fasse violence par la prire.
Cette violence ne l’irrite pas mais elle attire sa clmence:  »
Dieu veut tre appel, il veut tre forc, il veut tre vaincu par une certaine importunit…
Dieu n’est pas offens par la bonne violence mais apais !
Pour obtenir
la Persvrance, il faut donc nous recommander sans cesse Dieu, le matin, le soir,
la mditation, la messe, la communion, toujours et spcialement au moment des tentations.
II faut rpter alors: Seigneur, Seigneur, assistez-moi, protgez-moi, ne m’abandonnez pas, ayez piti de moi !
Qu’y a-t-il de plus facile que de lancer ces appels vers le Seigneur ?

Mais jusqu’ quand doit-on prier?
Toujours, jusqu’ ce que nous recevions la sentence favorable du salut ternel, c’est--dire jusqu’ la mort :
Ne t’arrte pas, continue-t-il, tant que tu n’as pas reu ! .
« Celui qui se dit: je ne cesserai pas de prier, tant que je ne serai pas sauv, celui-l est sr de son salut: Si tu dis : je ne me retirerai pas avant d’avoir reu, tu recevras certainement .
L’Aptre Paul crit: Beaucoup courent aprs la rcompense mais un seul la reoit, celui qui russit la saisir:
Ne savez-vous pas que, dans les courses du stade, tous courent mais un seul obtient le prix ? Courez donc de manire le remporter!

Dfense de la vie et eugnisme : Benot XVI appelle la mobilisation des Dfense de la vie et eugnisme : Benot XVI appelle la mobilisation des catholiques

27 février, 2007

du site Zenith:

2007-02-26

Dfense de la vie et eugnisme : Benot XVI appelle la mobilisation des

Dfense de la vie et eugnisme : Benot XVI appelle la mobilisation des

catholiques

Assembble de lAcadmie pontificale pour la Vie

ROME, Lundi 26 fvrier 2007 (ZENIT.org) Pour dfendre la vie humaine et en particulier contre les formes actuelles deugnisme, Benot XVI appelle la mobilisation des catholiques.

Nous publierons dans les prochains jours une traduction intgrale du discours de Benot XVI, prononc en italien.

Benot XVI a rappel, samedi, devant les membres de l’Acadmie pontificale pour la Vie runis pour leur assemble gnrale annuelle, que pour dfendre le droit la vie, les catholiques doivent se former une conscience vraie et droite sans trahison et sans compromis , comme le souligne la synthse de presse de la fondation Jrme Lejeune (www.genethique.org).

Il a demand aux catholiques de se mobiliser pour faire front aux multiples attaques auxquelles est expos le droit la vie .

Il a dnonc les pressions de plus en plus fortes pour la lgalisation de l’avortement , les mthodes d’eugnisme visant la recherche obsessionnelle de l’enfant parfait , la diffusion de la procration artificielle ou les lois visant autoriser l’euthanasie.

L’objection de conscience tait au cur des dbats de l’Acadmie pontificale pour la Vie. Mgr Jean Laffitte, vice-prsident de l’Acadmie pour la Vie, a montr qu’une socit de tolrance idologique ne tolre pas l’ide qu’il y ait une vrit chercher ; elle impose l’vacuation de tout dbat de fond . L’une des nouveauts est sans doute que l’acte de refuser en conscience d’obir une loi injuste se ralise dans un contexte de tolrance idologique qui n’est pas dispose le supporter , a-t-il prcis.

Le pape a rappel aux catholiques le devoir d’duquer la conscience vers le dsir d’une vrit authentique , demandant aux parents et aux enseignants d’y contribuer.

commentaire l’vangile du jour – 27.2.07

27 février, 2007

Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain Strasbourg
Sermon 62 (trad. Cerf, 1980, p. 66 rev)
Que ton rgne vienne

Si on y regardait de prs, on serait effray de voir comment l’homme cherche son bien personnel en toute chose, aux dpens des autres hommes, dans les paroles, les oeuvres, les dons, les services. Il a toujours en vue son bien personnel : joie, utilit, gloire, services recevoir, toujours quelque avantage pour lui-mme. Voil ce que nous recherchons et poursuivons dans les cratures et mme dans le service de Dieu. L’homme ne voit que les choses terrestres, la faon de la femme courbe dont nous parle l’vangile, qui tait tout incline vers la terre et ne pouvait pas regarder en haut (Lc 13,11). Notre Seigneur dit qu’on ne peut pas servir deux matres, Dieu et la richesse , et il continue cherchez d’abord , c’est--dire avant tout et par-dessus tout, le Royaume de Dieu et sa justice (Mt 6,24.33).

Veillez donc aux profondeurs qui sont en vous, et ne cherchez que le Royaume de Dieu et sa justice — c’est--dire ne cherchez que Dieu, qui est le vrai royaume. C’est ce royaume que nous dsirons et que nous demandons tous les jours dans le Notre Pre. Le Notre Pre est une prire bien leve et bien puissante ; vous ne savez pas ce que vous demandez (Mc 10,38). Dieu est son propre royaume, le royaume de toutes les cratures raisonnables, le terme de leurs mouvements et de leurs inspirations. C’est Dieu qui est le royaume que nous demandons, Dieu lui-mme dans toute sa richesse…

Quand l’homme se tient en ces dispositions, ne recherchant, ne voulant, ne dsirant que Dieu, il devient lui-mme le royaume de Dieu et Dieu rgne en lui. Dans son coeur trne alors magnifiquement le roi ternel qui le commande et le gouverne ; le sige de ce royaume est dans le plus intime du fond de son me.