Les religions asiatiques imprègnent profondément la vie et la culture des peuples.

un approfondissement  su la relation entre la religion et la culture en en Chine, du site:http://asie.mepasie.net/introduction.fr-fr.30.10.content.htm 

Introduction

Il est communément admis que la religion est une composante particulièrement importante de la culture d’un peuple. Ceci est vrai en Occident où la religion chrétienne a incontestablement marqué la culture occidentale. Dans les pays occidentaux cependant, il arrive que l’élément culturel soit dissocié de l’élément religieux. Il existe des oeuvres d’art, des chefs-d’oeuvre littéraires, des spectacles, des fêtes qui n’ont rien de spécifiquement chrétien.

Date : 18/12/2006

Cette séparation de l’élément religieux et de l’élément culturel est beaucoup plus rare en Asie. Les religions asiatiques imprègnent profondément la vie et la culture des peuples. En Asie, une fête, par exemple, est généralement une fête religieuse.
Normalement, les hindous, les bouddhistes expriment leur joie autour d’une divinité ou d’un symbole religieux. Est-ce une manifestation de foi ? Peut-être, mais pas
nécessairement. Ils expriment spontanément leur joie dans un contexte culturel religieux : visite au temple ou à la pagode, pèlerinages, processions, etc.La même chose peut être dite de l’art, de la littérature, de la morale, des coutumes et même de la philosophie. Toutes ces expressions culturelles sont intimement liées avec une – ou même plusieurs – religion(s) asiatique(s). Mais il va de soi que, s’il y a influence de la religion sur la culture, il y a aussi influence de la culture sur la religion. Si la culture d’un groupe humain est fortement liée à sa religion, celle-ci sera, dans une certaine mesure, tributaire des mœurs et de l’héritage culturel de ce groupe humain.Il s’ensuit que l’étude des religions asiatiques ne peut être dissociée de l’étude des cultures de ces pays.
Les cultures asiatiques ne sont pas homogènes. La culture chinoise est bien différente de la culture indienne. On pourrait même parler, non sans raison, des cultures chinoises et des cultures indiennes. Néanmoins, on retrouve certaines caractéristiques communes à l’ensemble des cultures asiatiques et qui les différencient de la culture occidentale. Qui dit « différence » ne dit ni « infériorité » ni « supériorité ».
Il n’est pas question de savoir quelle est la meilleure culture ! Chacune présente des
richesses et chacune a ses limites. Ce qui importe c’est de se rendre compte que la façon habituelle de penser, de juger et d’évaluer d’un Occidental n’est pas la seule ! Il y a d’autres façons de voir, de sentir et d’apprécier qui sont également valables, bien que différentes de celles des Occidentaux. Il est important de prendre conscience de ces différences pour éviter les faux problèmes et les malentendus.Au risque de tomber dans des simplifications excessives, on peut formuler comme suit deux différences fondamentales :

1 – En Occident en général, et en France en particulier, on aime bien classer les mots et les idées. On a l’habitude de « définir » et, ce faisant, de classer les concepts de façon assez rigoureuse.
Dans le domaine religieux, un certain nombre de concepts sont considérés comme des points de repère particulièrement importants. Souvent ces concepts s’opposent et s’excluent mutuellement : théisme/athéisme ; monothéisme/polythéisme ; monisme/dualisme ; transcendance/immanence etc. Il n’est pas sûr que ces oppositions binaires expriment toujours de façon adéquate ces réalités fort complexes. En tout cas, sans sous-estimer les avantages de cette méthode de travail, il faut en sortir
si on veut comprendre la façon de penser, de vivre et de s’exprimer des Asiatiques.
D’une façon habituelle, les Asiatiques ne ressentent pas, comme nous, ce besoin de classifier lorsqu’ils abordent le problème religieux. Quelques exemples : pour un Occidental, il semble important de savoir si le confucianisme est, oui ou non, une religion. C’est une question tout à fait légitime ; mais il est bon de se rendre compte que cette interrogation ne constitue nullement une préoccupation pour tous ceux
qui, consciemment ou inconsciemment, sont très influencés par le confucianisme.
Pour un Occidental, il est important de savoir si le bouddhisme est athée ou non. Mais là encore ce besoin de clarifier les choses ne trouve pas nécessairement un écho chez
les bouddhistes.
L’hindouisme est-il monothéiste ou polythéiste ? Quand on pose la question à un hindou, il répond habituellement qu’il n’y a qu’un Dieu. Mais on peut se demander parfois si ce n’est pas la question que lui pose l’Occidental qui amène l’hindou à réfléchir sur ce problème. Il peut fort bien, quant à lui, faire une démarche authentiquement religieuse auprès de plusieurs « divinités » sans se poser cette question-là. Il ne s’ensuit pas que sa démarche religieuse soit moins profonde ou moins réfléchie que
celle de l’Occidental ; mais son approche est différente. 2 – Lorsqu’un Occidental étudie un système de pensée, il a tendance à l’évaluer principalement en fonction de sa cohérence. S’il décèle un manque de cohérence, il le juge sévèrement et éventuellement le rejette. Sans être totalement indifférent à la
cohérence, un Oriental ne la recherche pas en priorité. Dans un premier temps, il retient volontiers tout ce qui lui apporte quelque chose, tout ce qui l’enrichit. Ceci
peut aboutir à une attitude déconcertante pour un Occidental.
C’est ainsi qu’un Asiatique peut se comporter comme s’il avait plusieurs religions. Au Japon, en particulier, bien des personnes ont recours tantôt au bouddhisme, tantôt au shintoïsme, et tout cela sur un arrière-fond de confucianisme. Elles ne voient aucune anomalie dans ces démarches successives puisque chacune de ces religions leur apporte quelque chose. Il va de soi qu’elles peuvent également s’éprendre de la Bible et, à l’occasion, se déclarer chrétiennes, sans pour autant demander le baptême. Les
religions asiatiques ont survécu à toutes sortes de mutations socio-politico-culturelles.
Aujourd’hui encore, elles sont bien vivantes.
Dans la plupart des pays asiatiques, l’industrialisation, l’urbanisation et la modernisation ont profondément affecté les modes de vie de la population. Inévitablement, ces mutations ont eu des retombées sur les religions de ces pays. Il ne semble pas cependant qu’elles aient été sérieusement affaiblies… En revanche, dans les pays soumis à un régime totalitaire marxiste, les manifestations religieuses sont très contrôlées, voire complètement bannies. Reste à savoir jusqu’à quel point ces mesures répressives ont profondément affecté l’attitude religieuse intérieure des populations. On se rend compte justement que là où une certaine ouverture s’est manifestée, ces dernières années, comme en Chine ou au Vietnam, le phénomène religieux manifeste un nouveau dynamisme et que les Églises chrétiennes
revivent.
Quant à l’influence des « nouvelles religions » ou des multiples sectes qui grouillent et qui pullulent un peu partout, on peut dire que leur apparition et leur multiplication dans des pays comme le Japon par exemple constitue un des défis les plus sérieux de
ce début du XXIe siècle.

Une Réponse à “Les religions asiatiques imprègnent profondément la vie et la culture des peuples.”

  1. inheritance dit :

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