Archive pour décembre, 2006

du site italien Korazym la traduction du texte de l’ »Angelus »

17 décembre, 2006

du site italien Korazym la traduction du texte de l’ »Angelus »

Korazym

Nous rapportons de suivi teste intégral des mots du Saint Père avant récite de l’Angelus Domini

Chers frères et soeurs ! Aujourd’hui, la liturgie de la troisième Dimanche d’Venue, nous invite à la joie de l’esprit. Il fait avec la76 célèbre antienne qui reprend des exhortation de l’apôtre Paul : « Gaudete in Domino », « Réjouissez-vous san cesse dans le Seigneur toujours…les Seigneur est proche »1 (cfr Fil 4,4.5b). Même la première lecture biblique de la Messe est une invitation à la joie. Le prophète Sophonie, à la fin du VII siècle a.C., se tourne à la ville de Jérusalem et à sa population avec ces mots : « Pousse de cris de joie, fille de Sion !, une clameur d’allégresse, Israël,/Réjouis-toi, triomphe de tout ton cœur, fille de Jérusalem ! /… Yahvé ton Dieu est au milieu de toi héros sauveur » 2(Sof 3,14.17). Dieu même est représenté avec des analogues sentiments : » Il exultera pour toi de joie, il te renouvellera par son amour ;/ils dansera pour toi avec des cris de joie comme aux jour de fète3(Sof 3,17-18a). Cette promesse s’est pleinement réalisée dans le mystère des Noël, que nous célébrerons entre une semaine, et qu’il demande de se rénover dans l’ »aujourd’hui » de notre vie et de l’histoire. La joie qui la liturgie réveille dans les coeurs des chrétiens, n’est pas réservée à eux seuls : il est une annonce prophétique destiné à l’humanité entière, particulièrement aux plus pauvres, dans ce cas à des plus pauvres de joie ! Nous pensons à nos frères et à soeurs qui, spécialement en Moyen Orient, dans quelques zones de l’Afrique et dans autres parties du monde vivent le drame de la guerre : que joie peuvent vivre ? Comment sera leurs Noël ? Nous pensons à tant de malades et de personnes seules qui, au-delà de être éprouvées dans le physique, sont même dans l’esprit, parce que pas rarement on sent abandonné : comment partager avec eux la joie sans manquer de par rapport à de leur souffrance ? Mais nous pensons même ceux – spécialement aux jeunes – qui ont égaré le sens de la vraie joie, et ils la cherchent en vain là où il est impossible la trouver : dans exaspérée courue vers l’affirmation de soi et passé, dans les faux amusements,, dans la tendance à la consommation , dans les instants d’ivresse, dans les paradis artificiels drogue et de chaque forme d’aliénation. Nous ne pouvons pas ne pas mettre à comparaison la liturgie d’aujourd’hui et son « Réjouissez-vous! » avec ces dramatiques réalités. Comme aux temps du prophète Sophonie, il est vraiment à quel est dans l’épreuve, aux « blessés de la vie et des « orphelins de la joie » qui se tourne en mode privilégiée le Mot des Seigneur. L’invitation à la joie n’est pas un message aliénateur, né un stérile palliatif, mais, au contraire, est prophétie de salut, appel à je rachète qu’il partent du renouvellement intérieur. Pour transformer le monde, Dieu a choisi une humble fillette d’un village de la Galilée, Marie de Nazareth, et il l’a interpellée avec ceci salue : « Réjouis-toi comblée de grâce, les Seigneur est avec toi »4. Dans ces mots il est le secret de authentifie Noël. Dieu les répète à l’Église, à chaque de nous : Réjouissez vous, les Seigneur est voisin ! Avec l’aide de Marie, nous nous offrons mêmes, avec humilité et courage, parce que le monde accueille Christ, qui est la source de la vraie joie.

—————————-

1;2;3;4; je traduit tous le texte biblique avec la « Bible de Jérusalem »
2 comme déjà dit traduction BJ, tout le verset 18
3 traduction de BJ

Saint Bernard – « La parole incarnée »

16 décembre, 2006

du site Famille Saint Charbel (libanese):

La Parole incarnée

O Vierge,

Réponds une parole et reçois la Parole :

Profère la tienne et conçois l’être divin…

O Vierge bienheureuse,

Ouvre ton cœur à la foi,

Tes lèvres à la louange,

Tes entrailles à ton Créateur…

Lève-toi,

Cours,

Ouvre ;

Lève-toi par la foi,

Cœurs par l’amour,

Ouvre par la louange.

Que la Parole qui,

Dès l’origine était auprès de Dieu,

Se fasse chair en ma chair selon ta parole.

Que s’accomplisse en moi non pas la parole proférée qui est

transitoire,

Mais cette Parole que j’ai conçue pour qu’elle demeure…

Qu’elle ne soit pas seulement perceptible à mes oreilles,

Mais visible à mes yeux,

Palpable à mes mains et que je puisse la porter dans mes bras.

Que ce soit la Parole incarnée et vivante…

Saint Bernard;

Saint Bernard -

photo du même site

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI À L’OCCASION DE LA RENCONTRE AVEC SA BÉATITUDE ANTONIOS NAGUIB

16 décembre, 2006

du Zenith:

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
À L’OCCASION DE LA RENCONTRE
AVEC SA BÉATITUDE ANTONIOS NAGUIB
PATRIARCHE D’ALEXANDRIE DES COPTES CATHOLIQUES

Vendredi 15 décembre 2006

Béatitude,
Vénérés Frères dans l’Épiscopat,
Chers Fils et Filles de l’Église copte catholique,

Après votre élection au siège patriarcal d’Alexandrie des Coptes catholiques, Béatitude, votre première visite officielle au Successeur de Pierre est un moment de grâce pour l’Église. Je vous remercie des paroles que vous venez de m’adresser concernant votre Patriarcat et de votre prière pour mon ministère. Je me réjouis de vous rencontrer ici, entouré des Évêques de votre patriarcat, de prêtres et de fidèles, pour célébrer la «communio ecclesiastica» que j’ai eu la joie de vous accorder le 6 avril dernier. Je vous salue tous chaleureusement, vous qui êtes venus participer à ce grand moment de communion fraternelle et d’unité de l’Église copte catholique avec le Siège apostolique. Je profite de cette occasion, pour saluer Sa Béatitude le Cardinal Stéphanos II, Patriarche émérite, que je suis heureux d’accueillir, lui qui a consacré sa vie au service de Dieu et de l’Église copte catholique.

C’est dans la célébration de la Divine Liturgie que se manifeste le mieux la communion dans le Christ, qui fait de nous des frères. C’est là que s’exprime en plénitude la communion entre tous les catholiques, autour du Successeur de Pierre. Vous êtes, Béatitude, le Père et le Chef de l’Église copte catholique d’Alexandrie, siège prestigieux honoré au cours des cinq premiers siècles comme premier patriarcat après Rome. Votre communauté patriarcale est porteuse d’une riche tradition spirituelle, liturgique et théologique – la tradition alexandrine –, dont les trésors font partie du patrimoine de l’Église : elle a été bénéficiaire de la prédication de l’évangéliste saint Marc, interprète de l’Apôtre Pierre ; un lien particulier de fraternité lie ainsi votre Patriarcat au Siège de Pierre. Je veux donc vous assurer de ma prière et de mon soutien pour «la charge particulière» que le Concile œcuménique Vatican II confiait aux Églises orientales catholiques : «Faire progresser l’unité de tous les chrétiens, surtout des chrétiens orientaux» (Orientalium ecclesiarum, n. 24), notamment avec vos frères de l’Église copte orthodoxe. De même, vous avez un rôle important dans le dialogue interreligieux, pour développer la fraternité et l’estime entre chrétiens et musulmans, et entre tous les hommes.

Béatitude, en devenant Patriarche, vous avez conservé votre prénom, Antonios, qui rappelle le grand courant du monachisme, né en Égypte et que la tradition rattache à l’œuvre de saint Antoine, puis à celle de saint Pacôme. Grâce à l’apport occidental de saint Benoît, le monachisme est devenu un arbre géant qui a porté des fruits abondants et magnifiques dans le monde entier. En évoquant l’Église copte, comment ne pas penser aux écrivains, aux exégètes et aux philosophes, tels Clément d’Alexandrie et Origène, mais aussi aux grands patriarches, confesseurs et docteurs de l’Église, tels Athanase et Cyrille, dont les noms illustres scandent à travers les siècles la foi d’un peuple fervent. Vous avez sans cesse à suivre leurs traces, en développant la recherche théologique et spirituelle propre à votre tradition.

Dans le monde actuel, votre mission est d’une grande importance pour vos fidèles et pour tous les hommes, auxquels l’amour du Christ nous presse d’annoncer la Bonne Nouvelle. Je salue, en particulier, votre attention à l’éducation humaine, spirituelle, morale et intellectuelle de la jeunesse à travers un réseau scolaire et catéchétique de qualité, qui constitue un service de la société tout entière. Je souhaite vivement que cet engagement éducatif soit toujours davantage reconnu, afin que les valeurs fondamentales soient transmises, dans le souci de l’identité propre des écoles catholiques; les jeunes d’aujourd’hui pourront ainsi devenir des hommes et des femmes responsables dans leurs familles et dans la société, et désireux de construire une plus grande solidarité et une plus ardente fraternité entre toutes les composantes de la nation. Transmettez aux jeunes toute mon estime et toute mon affection, en leur rappelant que l’Église et la société tout entière ont besoin de leur enthousiasme et de leur espérance.

Je vous invite à intensifier la formation des prêtres et des nombreux jeunes qui souhaitent se consacrer au Seigneur. La vitalité des communautés chrétiennes dans le monde d’aujourd’hui réclame des pasteurs selon le cœur de Dieu, qui soient de vrais témoins du Verbe de Dieu et des guides pour aider les fidèles à enraciner, toujours plus profondément, leur vie et leur mission dans le Christ !

Je sais la place que tient la vie consacrée dans votre Église. Que la pauvreté, la chasteté et l’obéissance vécues selon les conseils évangéliques soient un témoignage et un appel à la sainteté pour le monde d’aujourd’hui ! Puissent les membres des Instituts consacrés poursuivre leurs missions, notamment auprès des jeunes et des personnes les plus délaissées dans la société.

Au terme de notre rencontre, je vous adresse, Béatitude, des vœux fraternels pour que 1′Esprit Saint vous éclaire dans l’exercice de votre charge, qu’il vous console dans les difficultés et qu’il vous procure la joie de voir grandir en ferveur et en nombre votre Église patriarcale. Au début de votre ministère, je veux vous redire à tous les paroles du Christ aux disciples: «Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume» (Lc 12, 32). Tandis que j’adresse à travers vous mes chaleureuses salutations à l’ensemble du peuple égyptien, je vous confie tous à l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints coptes. De grand cœur, je vous accorde, ainsi qu’aux Évêques et à tous les fidèles de votre patriarcat, une affectueuse Bénédiction apostolique.

avec aujourd’hui après-midi entame dans la semaine de Noël,

16 décembre, 2006

Maintenant, avec aujourd’hui après-midi entame dans la semaine de Noël, pendant que je me réserve de faire vous aux souhaits la semaine prochaine, désire vous dire que, aussi en continuant à suivre Papa Bénoît aurai les jours plus pleins des choses à faire et de liturgie à suivre, et de prières ;

de choses à faire parce qu’au-delà de l’arbre de Noël, de lorsque ils sont née, nous faisons le presèpe, c’est-à-dire nous le construisons, comme mieux il nous réussit, mon oncle faisait des crèches artistiques, nous peut-être, mais belles et adaptes pour nous rappeler des Noël, je ai déjà fait projetions, dessine comme schéma, un peu de matériel pour construire, et voilà ;

j’ai mis un petit enfant Jésus, même celle-ci un vieux et actuel usage, dans ma chambre sur mon bureau, le petit est très jolie et il est voisin à moi, à mes livres de prières, à mes livres de étudie, sous une carré de Marie Maman de Jésus, de San Paul, de Papa Benoît, ne trouvais pas quelque chose qu’elle me plaisait à lui mettre sous al posé de la paille, seul ce matin ai trouvé un petit porte-monnaie d’étoffe avec un côté dessiné et brodé artistiquement, je ne sais pas s’il vient da l’Afrique ou da l’Asie, cependant, avec peu d’ouate interne a le porte-monnaie est devenu un beau petit matelas pour l’enfant Jésus ;

j’ai envoyé les souhaits de Natale, ai utilisé les billets – très jolis – de l’UNICEF – pour tous, il les a envoyés même aux personnes qui, vraiment m’ont fait souffrir, j’espère avoir demandé à Dieu la paix pour toutes les injustice coups et de pouvoir amères qui m’ont faite souffrir, et, pour ce que j’ai pu, dans le nom des Seigneur j’ai donné la paix ;


dans toute Rome très beaucoup d’on donne à faire pour préparer des crèches, dans les maisons, naturellement dans les paroisses, dans les Basiliques, sur les places : à Place « Navona » et, évidemment, à Place San Pietro, quelques de ces crèches ils sont très beaux et espère de les pouvoir photographier et, peut-être, faire des petit « reportage » de ceux qui m’est des plu dont plus entre ceux je pourrai voir, cependant pourra vous offrir celui ensemble de photo seulement après Noël parce que je crois que d’abord il sera impossible ;

j’ai d’une partie même les nouveaux calendriers – choisis avec soin entre des plus beaux parce qu’ils font compagnie – à attaquer à la fin de l’an, naturellement la partie plus grosse, même dans ce cas, il l’aura la liturgie avec « Toi Deum » à la fin de l’an ;

donc je désire suivre – comme toujours, mes deux petits « Blog » : italien et français, toutefois peut-être et espère, qu’ils portent caractérise des Noël, au contraire de ces Noël 2006 et de comme je lui vis, peut-être avec un peu plus de paix par rapport à l’an passé ;

Colomban, abbé de Luxueil : Que ton amour nous possède tout entiers

15 décembre, 2006

en refléchissant sur les origine de l’Europe chrétienne je pensais à San Colombano qui, d’un professeur, me fut présenté en mode très intéressante et avec partecipation, aujourd’hui j’ai eu une pensée pour lui et alors je mets quelque chose, du site:

Patristique org.

Colomban, abbé de Luxueil : Que ton amour nous possède tout entiers

Luc Fritz
Augustin de l’Assomption, fondateur du site.

Saint Colomban (543 ?-615) était un moine irlandais qui vint en France vers 585. Il fonda plusieurs monastères, dont celui de Luxueil dans les Vosges. Persécuté parce qu’il dénonçait les moeurs de la cour de Bourgogne, il se réfugia en Italie où il fonda le monastère de Bobbio en 614. Il y mourut l’année suivante.

Ô Dieu,
Éveille moi du sommeil de mon indolence.
Fais brûler en moi le feu de l’amour divin ;
Que la flamme de ton amour monte plus haut que les étoiles ;
Que brûle sans cesse au-dedans de moi le désir de répondre à ton infinie tendresse [...]
Seigneur,
Accorde-moi cet amour qui se garde de tout relâchement,
Que je sache tenir toujours ma lampe allumée,
Sans jamais la laisser s’éteindre ;
Qu’en moi elle soit feu,
Et lumière pour mon prochain.
Ô Christ,
Daigne allumer toi-même nos lampes,
Toi notre Sauveur plein de douceur,
Fais-les brûler sans fin dans ta demeure,
Et recevoir de toi, lumière éternelle,
Une lumière indéfectible.
Que ta lumière dissipe nos propres ténèbres,
Et que, par nous,elle fasse reculer les ténèbres du monde.
Jésus,
Je t’en prie,
Allume ma lampe à ta propre lumière [...]
Qu’à ta lumière, je ne cesse de te voir,
De tendre vers toi mon regard et mon désir.
Alors, dans mon coeur, je ne verrai que toi seul,
Et en ta présence, ma lampe sera toujours allumée et ardente.
Fais-nous la grâce, je t’en prie,
Puisque nous frappons à ta porte,
De te manifester à nous,
Sauveur plein d’amour.
Te comprenant mieux,
Puissions-nous n’avoir d’amour que pour toi,
Toi seul.
Sois, nuit et jour,
Notre seul désir,
Notre seule méditation,
Notre continuelle pensée.
Daigne répandre en nous assez de ton amour
Pour que nous t’aimions comme il convient.
Remplis-nous de ton amour,
Jusqu’au plus intime de nous-mêmes,
Qu’il nous possède tout entiers,
Que ta charité pénètre toutes nos facultés,
Pour que nous ne sachions plus rien aimer,
Sinon toi, qui es éternel [...]
Qu’en nous se réalise,
En partie tout au moins,
Ce progrès de l’amour par ta grâce,
Seigneur Jésus-Christ,
À qui est la gloire dans les siècles des siècles.
Amen.
Sources :
D’après les Instructions spirituelles 12, 2-3.

Colomban, abbé de Luxueil : Que ton amour nous possède tout entiers dans saints santo
photo du site ici

Le Message du Pape à la Journée des Malades

15 décembre, 2006

Du Agence Fides :

Agence Fides

VATICAN – Le Message du Pape à la Journée des Malades :

“Encore une fois l’Eglise tourne son regard vers ceux qui souffrent et attire l’attention sur les maladies incurables présentes dans chaque continent, surtout dans les lieux où la pauvreté et les privations sont la cause d’immenses misères et douleurs »

Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Message du Saint-Père Benoît XVI pour la XVe Journée Mondiale des Malades, dont la célébration principale aura lieu à Séoul (Corée), le 11 février 2007, a été publié. Dans le texte, en langue anglaise, qui porte la date du 8 décembre 2006, le Saint-Père rappelle que la XVe Journée Mondiale des Malades aura lieu le jour où l’Eglise fait mémoire liturgique de Notre-Dame de Lourdes : « Encore une fois l’Eglise tourne son regard vers ceux qui souffrent et attire l’attention sur les maladies incurables… présentes dans chaque continent, surtout dans les lieux où la pauvreté et les privations sont la cause d’immenses misères et douleurs ».
Dans son Message le Saint-Père montre que « malgré les progrès de la science, il n’existe pas encore de soins pour toutes les maladies, aussi rencontrons-nous, dans les hôpitaux, dans les hospices et dans les maisons du monde entier, la souffrance de beaucoup de nos frères et sœurs, malades incurables et souvent en phase terminale. En outre, plusieurs millions de personnes dans notre monde pâtissent encore de conditions de vie insalubres et n’ont pas accès à l’assistance médicale de base, nécessaire, avec pour résultat que le nombre des personnes humaines considérées comme « incurables » a sensiblement augmenté ».
L’Eglise désire soutenir les malades incurables et en phase terminale en attirant l’attention sur la nécessité de promouvoir des politiques sociales qui puissent contribuer à éliminer les causes de nombreuses maladies et « créer des conditions dans lesquelles les êtres humains puissent supporter des maladies incurables et la mort avec dignité ». Le Pape rappelle encore une fois la nécessité d’avoir un plus grand nombre de centres pour les soins palliatifs, fournissant une assistance intégrale, l’assistance humaine et l’accompagnement spirituel dont les malades ont besoin. « Il s’agit d’un droit humain qui appartient à tout être humain, que nous tous nous devons nous engager à défendre ».
Le Pape encourage les efforts de tous ceux qui travaillent quotidiennement pour assurer les soins dont ont besoin les malades en phase terminale et incurables ainsi que leurs familles, et rappelle que « l’Eglise, suivant l’exemple du Bon Samaritain, a toujours montré une sollicitude particulière pour l’infirme » à travers ses membres et ses institutions. Puis, s’adressant aux « chers frères et sœurs souffrants », le Saint-Père les exhorte à « contempler les souffrances du Christ crucifié », avec la confiance que leurs souffrances, « unies à celles du Christ, seront fructueuses pour les besoins de l’Eglise et du monde ». Dans la conclusion de son Message, le Pape Benoît XVI rappelle aux malades : « à travers ses prêtres et les opérateurs pastoraux l’Eglise désire vous aider en restant à vos côtés, vous aidant dans les moments difficiles, et manifestant ainsi l’amour miséricordieux du Christ envers ceux qui souffrent ». Aux communautés ecclésiales du monde entier, et particulièrement à celles consacrées au soin des infirmes, le Pape demande de « continuer, avec l’aide de Marie, Salus Infirmorum, à donner un témoignage concret de l’attention aimante de Dieu notre Père ». (S.L.) (Agence Fides 14/12/2006 – Lignes 33, mots 472)

ancore un article sur Christodoulos à Rome

15 décembre, 2006

ancore un article sur Christodoulos à Rome, du site Zenith:

Le très riche programme de l’archevêque Christodoulos à Rome

Les « chaînes de saint Paul », lien entre les Eglises
ROME, Jeudi 14 décembre 2006 (ZENIT.org) – Les « chaînes de saint Paul » sont le symbole du lien entre les Eglises de Rome et d’Athènes : un reliquaire voulu par Jean-Paul II a en effet été remis à l’archevêque d’Athènes, Christodoulos, lors de sa visite, cet après-midi, à Saint-Paul-hors-les-Murs.

Le programme de cette visite a été publié par le conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.

Ce matin, pour la première fois, l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Christodoulos, a auparavant été reçu en audience par Benoît XVI, à 11h, avant la signature de leur déclaration commune, sur parchemin précieux.

Les deux chefs religieux s’étaient rencontrés à l’occasion des funérailles de Jean-Paul II, le 8 avril 2005. Et en octobre 2005, Benoît XVI avait invité l’archevêque à Rome en signe de « réconciliation » et de « coopération » des deux Eglises.

L’archevêque d’Athènes et sa délégation composée de 9 membres du saint-Synode et de l’Eglise d’Athènes sont arrivés à Rome mercredi soir. Ils y resteront jusqu’à samedi.

Ce jeudi 14 décembre, Christodoulos a d’abord visité la basilique Saint-Pierre et son site archéologique. Il s’est recueilli sur la tombe de Jean Paul II, où il a tenu à déposer une lampe votive.

Sa rencontre avec le pape a ensuite eu lieu dans la bibliothèque située au 2e étage du palais apostolique. Après avoir reçu la suite de l’archevêque d’Athènes, Benoît XVI et Christodoulos ont échangé des discours officiels et des dons : une mosaïque représentant la Vierge à l’Enfant, de la part de Benoît XVI et une icône représentant saint Pierre et saint Paul embrassés, de la part de Christodoulos

Ils ont ensuite signé une déclaration commune, avant de déjeuner ensemble.

Dans l’après-midi, l’archevêque orthodoxe s’est rendu à la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs pour une célébration de la Parole. Il lui a été remis de la part du pape deux anneaux de la chaîne de l’apôtre dans un reliquaire d’albâtre voulu par Jean Paul II. En souvenir de sa visite, Christodoulos a offert à la basilique une icône de saint Paul avant de visiter les fouilles qui viennent de mettre à jour la tombe de l’apôtre.

Vendredi 15 décembre, l’archevêque visitera l’église orthodoxe grecque de Saint-Théodore Mégalo-martyr. Puis il se rendra à la basilique Saint-Clément afin de se recueillir sur la tombe de saint Cyrille : il offrira à la basilique une icône de deux frères de Thessalonique, apôtres des Slaves et saints patrons de l’Europe.

En fin de matinée, vendredi, Christodoulos se rendra à la basilique du Latran. Et l’Université pontificale du Latran, lui conférera le titre de docteur honoris causa en doit civil et droit canon.

Enfin, samedi 16 décembre, l’archevêque orthodoxe se rendra au Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et à la Bibliothèque apostolique vaticane, dirigée par le cardinal Jean-Louis Tauran, et qui a des relations de collaboration avec l’Apostolikì Diakonia d’Athènes.

ancore un article sur Christodoulos à Rome dans sujets interessants aujourd'hui

Pope Benedict XVI greets the head of Greece’s Orthodox Church Archbishop Christodoulos (L) at the Vatican December 14, 2006. REUTERS/Danilo Schiavella-Pool (VATICAN)

Pape Benoît et Christodoulos

14 décembre, 2006

Je ne rappelle pas ou j’ai pris ce texte, pardonne moi;
en suite Je mis le link à le journal « L’Osservatore Romano » ou est la Declaration Commune, que il est écrit en français:

ROME, 14 déc 2006 (AFP) – Sommet Benoît XVI/Christodoulos: appel commun à combattre l’intolérance
Le chef de l’Eglise orthodoxe grecque, Mgr Christodoulos, et le pape Benoît XVI ont signé jeudi au Vatican un appel commun à combattre l’intolérance et la violence religieuse, à l’issue d’un sommet historique au Vatican.
Les deux chefs religieux ont également souligné leur volonté commune de défendre « les racines chrétiennes du continent européen » et de promouvoir « le caractère sacré de la personne humaine et sa dignité ».
Ils se sont engagés à « persévérer dans le chemin d’un dialogue théologique constructif », pour « renforcer la crédibilité du message chrétien » dans un monde en plein bouleversements.
La « déclaration commune souligne que « les religions ont un rôle à jouer pour assurer le rayonnement de la paix dans le monde et ne doivent nullement être des foyers d’intolérance ni de violence ».
Elle appelle les fidèles des deux confessions chrétiennes à « faire redécouvrir à nos contemporains les racines chrétiennes du continent européen qui ont forgé les différentes nations et contribué au développement de liens toujours plus harmonieux entre elles ».
La signature de cette « déclaration commune » par Benoît XVI et Christodoulos a été le moment fort de la première rencontre officielle au Vatican entre un primat de l’Eglise orthodoxe de Grèce et un chef de l’Eglise catholique.
Elle s’inscrit dans les efforts de réconciliation entre les Eglises catholique et orthodoxe après le schisme de 1054, comme l’a aussi été la récente visite de Benoît XVI en Turquie pour y rencontrer le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier.
Le thème de la défense des racines chrétiennes de l’Europe a été au coeur du discours du pape comme de celui de l’archevêque orthodoxe grec.
« Catholiques et orthodoxes ont le devoir de défendre les racines chrétiennes du continent » pour promouvoir « la dignité de la personne humaine » et le « respect des minorités » en évitant « l’uniformisation culturelle qui risquerait d’entraîner la perte d’immenses richesses de la civilisation », a déclaré Benoît XVI.
Christodoulos a appelé pour sa part à la « vigilance » face à « tout ce qui menace les valeurs et les structures de la civilisation européenne profondément imprégnées de la foi chrétienne », en citant notamment « l’exclusion de l’Eglise de la vie publique ».
Après un déjeuner privé avec Benoît XVI, Christodoulos devait se rendre en fin d’après-midi à la basilique romaine Saint-Paul hors-les-murs, où lui seront remis deux anneaux de la chaîne qui, selon la tradition, a entravé avant son martyre l’apôtre Paul, évangélisateur des païens.
L’archevêque orthodoxe est arrivé mercredi soir au Vatican et achèvera sa visite samedi.
Christodoulos avait accueilli le pape Jean Paul II à Athènes en 2001, et s’était rendu à ses obsèques au Vatican le 8 avril 2005. Mais en 2004, le saint-synode (organe de direction collégiale) de l’Eglise orthodoxe grecque, très méfiante envers l’Eglise catholique, avait refusé qu’il réponde à l’invitation de Jean Paul II à se rendre au Vatican.

————-
pour la « declaration commune » de l’ »Osservatore Romano »> « cliccate » ici:

la « Declaration »

Pape Benoît et Christodoulos dans Pape Benoit

Pope Benedict XVI sits with the head of Greece’s Orthodox Church Archbishop Christodoulos (L) at the Vatican December 14, 2006. REUTERS/Osservatore Romano (VATICAN)

« Habemus papam ». Vingt mois après, un retraite de Bénoît XVI

14 décembre, 2006

je rapporte l’articule du journal l’ « Espresso » » qui a même les site on line, de Sandro Magister, je crois d’avoir mis même un autre ; le journaliste regarde à Pape Bénoît et j’en retraite que – à moi – il plaît beaucoup, je vous le traduis (toujours comme je peux) même si j’étudie de nouveau le français écrit – mais il faut temps – parce qu’il me semble très adhérent à la personne de le Pape:

link à l’article

« Habemus papam ». Vingt mois après, un retraite de Bénoît XVI


ne cherche pas l’applaudissement, ne haranguent pas les foules, pourtant il est très populaire. Son secret il l’a expliqué même : elle est « l’obéissance à la vérité, pas à la dictature des opinions communes » de Sandro Magister

ROME, 12 décembre 2006 – à vingt mois de son élection à pape, Bénoît XVI a maintenant devenu des cas de étudie à niveau mondial. Un indice en tel sens est retraite en mots et images qui en donné au volume « Bénoît XVI, l’aube d’une nouvelle papauté », sorti dans ces jours en même temps en italien et en angles. Il publie le volume les White Star, des éditrice reliée au National Géographique Society. Ils sont des auteurs un grand en photographie italien, Gianni Giansanti, déjà celebret pour avoir photographié Jean Paul II, et le chef rédacteur du siège romain de « Time », Jeff Israely. Il écrit entre autre Israely : « Les gestes de le sien prédécesseur ont impressionné le monde. Benoît XVI fait par contre à nouvelle avec la force de sa prose. Mais ses mots ne représentent pas un pur exercice intellectuel : ils sont une manifestation de sa foi et une humanité. Dans le messager il se rend visible le message « . Il est le même jugement qu’on a lu sur « l’express » dans retraite du pape Joseph Ratzinger publié à la veille de son voyage en Turquie : « Jean Paul II dominait la scène. Benoît XVI offre aux foules son nu mot. Mais soin de déplacer l’attention à quelque chose qui est au-delà si de même « . Beaucoup plus que ceci il va cependant dit et spécifié, pour cueillir le profil original de l’actuelle pape. Voilà ici de suivi je retraite de Bénit XVI sorti sur « le exprimé » n. 47 du 30 novembre 2006 : Bénoît XVI, des pape a armés de « chasteté » de Sandro Magister.

Les nombres parlent. Bénit XVI est la pape plus populaire de l’histoire, si pour je peuple on entend ce qu’il attrait comme un aimant dans place San Pietro, chaque dimanche à l’Angelus et chaque mercredi à l’audience générale, de Rome et de toute la terre. Les présences sont systématiquement plus que doubles par rapport à ces de le sien prédécesseur Jean Paul II, qu’ il à son tour avait pulvérisé chaque record. Mais ce qui plus étonne est tresse entre question et offerte. Produit de passé que Bénoît XVI offre aux foules est fait de son nu mot. À l’Angelus, deux fois sur trois, pape Joseph Ratzinger explique l’Évangile de la messe de cette dimanche à un auditoire qui tout et pas toujours ne va pas à messe. Il l’explique avec des mots simples, mais qu’ils exigent de l’attention et ils l’obtiennent. Pendant qu’il parle, silence en place San Pietro il est impressionnant. Et au terme de très brève homélie il entame instantanément la prière de l’Angelus, même pas un instant d’intervalle. Qu’elle est sa mode, réussie, pour ne pas faire bondir l’applaudissement. Ceci viendra, mais au terme de tout, à l’instant des saluts en diverses langues. De papa, Bénit XVI ne concède rien aux schémas qui l’étiquetaient de cardinal. Il ne foudroie pas de condamnations, pas lance anathèmes. Il raisonne inflexible, mais calmé. Ses critique à la modernité ou aux « pathologies » qui il relèvent même dans l’Église les argue. Même pour ceci il a presque fais devenir muet le progressisme catholique : pas parce qu’il il lui ait devenu ami, mais parce qu’il ne réussit pas à lui rebattre avec des sujets de paire solidité persuasive. Benoît XVI ne montre pas tout à fait de se sentir écrasé de la comparaison avec le sien prédécesseur. Il ne l’imite pas en rien. Jean Paul II ne se promenait pas, il avais un allure majestueuse . Pape Ratzinger avec des pas svelte va droit au but. Jean Paul II dominait la scène. Bénoît XVI soigne de déplacer l’attention à quelque chose qui est au-delà si de même. Mémorable il reste veille nocturne avec le million de jeunes aperçus en Allemagne, dans l’août de 2005, d’abord grande épreuve médiatique affrontée de la nouveau pape. Pour beaucoup d’interminables minutes Benoît XVI est dans silence, en genou, devant l’hostie consacrée poste sur l’autel. Mais mal parti il ne met pas les jeunes. Il met les réalisateurs et les chroniqueurs télévisés, qu’ils ne savent plus qu’est-ce que dire ou faire pour remplir ce « vide » avec lequel la pape a bouleversé la prévu kermesse. Il est la premier pape théologue dans l’histoire de l’Église. Mais il sait enseigner théologie même aux simples. Même aux enfants. Un des formulaires communiqués vous de son invention est le coup et répondu improvisés avec les plus différents auditoire. Il l’a fait même avec des dizaines de milliers d’enfants de la première communion, âge moyen 9 ans, réunis en place San Pietro. Un enfant la question : « Ma catéchiste il m’a dit que Jésus est présent dans l’eucharistie. Mais comme ? Je ne le vois pas! ». Répondue. « Oui, nous ne le voyons pas, mais il y a tant de choses que nous ne voyons pas et qu’ils existent et ils sont essentiels. Par exemple, nous ne voyons pas notre raison. Toutefois nous avons la raison « . Avec la raison Bénit XVI a ouvert une partie audace. Sur le rapport entre la raison et la foi il a établi l’asse du discours devenu plus célèbre et contesté de son premier an et de moyen de pontificaux : le « lectio magistralis » de lui tenue à l’université de Ratisbona les 12 septembre de 2006. Il n’est pas hasardé dire que Ratzinger est une pape illuministe, parce qu’il même a déclaré de vouloir prendre les défenses de l’illuminisme dans une époque où à la raison ils sont restés peu de défenseurs. Qui s’attendait de trouver dans l’ex chef de l’ex Sant’Uffizio un paladin fidéiste du dogme est servi. Pour il n’y a pas seulement Jérusalem, il y a même les Atene des philosophes grecs aux origine de la foi chrétienne. Bénit XVI ne craint pas de mettre sous sévère critique les religions, à commencer de celle chrétienne, vraiment au nom de la raison. Entre raison et religion il veut qu’on établisse un mutuel rapport de contrôle et purification. Les deux tiers de sa leçon de Ratisbona les a dédiés vraiment à critiquer les phases dans lesquelles le christianisme s’est distancier de ses fondations rationnelles. Et à l’islam il a proposé qu’il fait le même : qu’il tresse la foi avec la raison, unique pour le séparer de la violence ; 38 des penseurs musulmans de beaucoup de pays et de différents courants lui ont répondu avec une lettre ouverte qui toute seule vaut plus que mille dialogues cérémonial. En partie en donnant raison à le sien tu raisonnes. La leçon de Ratisbona n’est pas l’unique teste que Benoît XVI a écrit de son poing, sans donner écoute à des experts qui sûrement ils le lui auraient purgé. Même le discours sur le Shoah prononcé à Auschwitz et à Birkenau était tout le sien. Et ponctuellement même il est allé rencontre à des contestation et polémiques, politiques et théologiques, de hébreux, de laïques et de chrétiens. De papa, Ratzinger agit souvent avec une imprudence que personne ne lui suspectait. Et parce que de ce le sien le parler à « opportune et importune » il a ainsi expliqué glissé 6 octobre dans une homélie aux trente spécialistes de la commission théologique internationale : « Il me vient en menthes très beau mot de la première lettre san de Pietro, dans le premier capitule, verset 22. Dans latin il sonne ainsi : ‘Castificantes animas nostras en oboedentia veritatis ‘. L’obéissance à la vérité devrait à ` castificare’notre âme, et ainsi guider au droit mot et à la droite action. En d’autres termes, parler pour trouver des applaudissements, parler en s’orientant à quel les hommes veulent sentir, parler en obéissance à la dictature des opinions communes, est considéré comme une façon de prostitution du mot et de l’âme. La ‘castità ‘à laquelle il fait allusion l’apôtre Pierre est ne pas se soumettre à ces standards, n’est pas chercher les applaudissements, mais chercher l’obéissance à la vérité. Et je pense que celle-ci soit la vertu fondamentale du théologue, cette discipline même dure de l’obéissance à la vérité qui nous fait des collaborateurs de la vérité, bouche de la vérité, parce que nous ne nous parlons pas dans ce fleuve de mots d’aujourd’hui mais, réellement purifiés et rendus chastes avec l’obéissance à la vérité, la vérité parles dans nous. Et nous pouvons ainsi être vraiment des porteurs de la vérité « . Bénit XVI est fait ainsi. On sent tellement revêtu de cette armure de « chasteté » à ne pas craindre de contaminations. À quelqu’un il donna scandale lorsque elle reçut en audience privée à Castel Gandolfo la belliqueuse Oriana Fallaci. Mais un an après a voulu rencontrer même Henri Kissinger, le plus réaliste des amateur du Realpolitik. Le prince des théologie anti-romains, de Hans Küng, a été autre de ses hôtes à surprise. Bénit XVI n’est pas vraiment type qui des contestation, une satire, une fatwa puisse faire trembler. »

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI VISITE AU CAMP DE CONCENTRATION D’AUSCHWITZ

14 décembre, 2006

je désire ajouter des pas qui Pape Bénoît ont fait pour se rappeler de la Shoah: le discours à Auschwitz, du site Vatican :

VOYAGE APOSTOLIQUE
DU PAPE BENOÎT XVI
EN POLOGNE
DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
VISITE AU CAMP DE CONCENTRATION D’AUSCHWITZ
Auschwitz-Birkenau 28 mai 2006

Prendre la parole dans ce lieu d’horreur, d’accumulation de crimes contre Dieu et contre l’homme, lieu qui est sans égal au cours de l’histoire, est presque impossible – et particulièrement difficile et opprimant pour un chrétien, pour un Pape qui vient d’Allemagne. Dans un lieu comme celui-ci, les paroles manquent; en réalité, il ne peut y avoir qu’un silence effrayé – un silence qui est un cri intérieur vers Dieu: Pourquoi, Seigneur, es-tu resté silencieux? Pourquoi as-tu pu tolérer tout cela? C’est dans cette attitude de silence que nous nous inclinons au plus profond de notre être, face à l’innombrable foule de tous ceux qui ont souffert et qui ont été mis à mort; toutefois, ce silence devient ensuite une demande de pardon et de réconciliation, formulée à haute voix, un cri au Dieu vivant, afin de ne plus jamais permettre une chose semblable.
Il y a vingt-sept ans, le 7 juin 1979, le Pape Jean-Paul II était ici; il disait alors: « Je viens ici aujourd’hui en pèlerin. On sait que je suis venu ici bien des fois… Tant de fois! Et bien des fois, je suis descendu dans la cellule où Maximilien Kolbe est mort, et je me suis arrêté devant le mur de la mort et je suis passé entre les ruines des fours crématoires de Birkenau. Je ne pouvais pas ne pas venir ici comme Pape ». Le Pape Jean-Paul II était ici comme fils du peuple qui, avec le peuple juif, dut souffrir le plus en ce lieu et, en général, au cours de la guerre: « Six millions de Polonais ont perdu la vie au cours de la Seconde Guerre mondiale: le cinquième de la nation », rappela alors le Pape (cf. ibid.). C’est ici qu’il éleva ensuite l’avertissement solennel au respect des droits de l’homme et des nations qu’avaient élevé avant lui ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI, et il ajouta: « Celui qui prononce ces paroles [...] est le fils de la nation qui a subi de la part des autres, au cours de son histoire, de multiples vicissitudes. Il ne le dit pas pour accuser, mais pour rappeler. Il parle au nom de toutes les nations dont les droits sont violés et oubliés… » (cf. Ibid.).
Le Pape Jean-Paul II était venu ici comme un fils du peuple polonais. Aujourd’hui, je suis ici comme fils du peuple allemand, et c’est précisément pourquoi je dois et je peux dire comme lui: je ne pouvais pas ne pas venir ici. Je devais venir. C’était et c’est un devoir face à la vérité et au droit de ceux qui ont souffert, un devoir devant Dieu d’être ici, en tant que Successeur de Jean-Paul II et en tant que fils du peuple allemand – fils du peuple dans lequel un groupe de criminels arriva au pouvoir au moyen de promesses mensongères, au nom de perspectives de grandeur, au nom de l’honneur retrouvé de la nation et de son importance, par des perspectives de bien-être, mais également par la force de la terreur et de l’intimidation, de sorte que notre peuple a pu être utilisé et abusé comme instrument de leur soif de destruction et de domination. Non, je ne pouvais pas ne pas venir ici. Le 7 juin 1979, je me trouvais ici comme Archevêque de Munich-Freising parmi les nombreux Evêques qui accompagnaient le Pape, qui l’écoutaient et qui priaient avec lui. En 1980, je suis ensuite revenu une fois de plus dans ce lieu de l’horreur avec une délégation d’Evêques allemands, bouleversé par tant de mal et plein de reconnaissance parce que sur ces ténèbres avait brillé l’étoile de la réconciliation. Telle est encore la raison pour laquelle je suis ici aujourd’hui: pour implorer la grâce de la réconciliation – avant tout de Dieu, qui seul peut ouvrir et purifier nos coeurs; puis des hommes qui ont souffert, et enfin la grâce de la réconciliation pour tous ceux qui, en cette heure de notre histoire, souffrent à nouveau à cause du pouvoir de la haine et de la violence fomentée par la haine.
Combien de questions nous envahissent en ce lieu! La même question revient toujours à nouveau: Où était Dieu en ces jours-là? Pourquoi s’est-il tu? Comment a-t-il pu tolérer cet excès de destruction, ce triomphe du mal? Les paroles du Psaume 44, la lamentation d’Israël qui souffre, nous viennent à l’esprit: « …Tu nous broyas au séjour des chacals, nous couvrant de l’ombre de la mort [...] C’est pour toi qu’on nous massacre tout le jour, qu’on nous traite en moutons d’abattoir. Lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur? Réveille-toi, ne rejette pas jusqu’à la fin: Pourquoi caches-tu ta face, oublies-tu notre oppression, notre misère? Car notre âme est effondrée en la poussière, notre ventre est collé à la terre. Debout, viens à notre aide, rachète-nous en raison de ton amour! » (Ps 44, 20.23-27). Ce cri d’angoisse que, dans la souffrance, Israël élève à Dieu dans des périodes d’extrême difficulté, est en même temps le cri d’appel à l’aide de tous ceux qui, au cours de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain – souffrent pour l’amour de Dieu, pour l’amour de la vérité et du bien; et ils sont nombreux, aujourd’hui encore.
Nous ne sommes pas en mesure de scruter le secret de Dieu – nous ne voyons que des fragments, et ce serait une erreur que de vouloir juger Dieu et l’histoire. Nous ne défendrions pas l’homme dans ce cas, mais nous ne contribuerions qu’à sa destruction. Non – en définitive, nous devons continuer à élever vers Dieu ce cri humble mais persistant: Réveille-toi! N’oublie pas ta créature, l’homme! Et notre cri vers Dieu doit être en même temps un cri qui pénètre notre coeur lui-même, afin que s’éveille en nous la présence cachée de Dieu – afin que la force qu’il a déposée dans nos coeurs ne soit pas recouverte et étouffée en nous par la boue de l’égoïsme, de la peur des hommes, de l’indifférence et de l’opportunisme. Elevons ce cri vers Dieu, adressons-le à notre coeur lui-même, précisément en cette heure sur laquelle pèsent de nouveaux dangers, dans laquelle semblent naître à nouveau du coeur des hommes toutes les forces obscures: d’une part, l’abus du nom de Dieu pour justifier la violence aveugle contre des personnes innocentes; de l’autre, le cynisme qui ne connaît pas Dieu et qui bafoue la foi en Lui. Nous élevons un cri vers Dieu, afin qu’il pousse les hommes à se repentir, en sorte qu’ils reconnaissent que la violence n’engendre pas la paix, mais ne fait que susciter une autre violence – une spirale de destructions, dans laquelle tous, en fin de compte, ne peuvent être que perdants. Le Dieu auquel nous croyons est un Dieu de la raison – d’une raison, cependant, qui n’est certainement pas une mathématique neutre de l’univers, mais qui ne fait qu’un avec l’amour, avec le bien. Nous prions Dieu et nous élevons un cri vers les hommes afin que cette raison, la raison de l’amour et de la reconnaissance de la force de la réconciliation et de la paix, prévale sur les menaces qui nous entourent de l’irrationalité ou d’une fausse raison, détachée de Dieu.
Le lieu où nous nous trouvons est un lieu de la mémoire, c’est le lieu de la Shoah. Le passé n’est jamais uniquement le passé. Il nous concerne et nous indique les chemins à ne pas suivre et ceux à suivre. Comme Jean-Paul II, j’ai parcouru le chemin le long des stèles qui rappellent, en différentes langues, les victimes de ce lieu: ce sont des stèles en biélorusse, en tchèque, en allemand, en français, en grec, en hébreu, en croate, en italien, en yiddish, en hongrois, en hollandais, en norvégien, en polonais, en russe, en rom, en roumain, en slovaque, en serbe, en ukrainien, en hébreu hispanique et en anglais. Toutes ces stèles commémoratives nous parlent de souffrance humaine, nous laissent entrevoir le cynisme de ce pouvoir qui traitait les hommes comme des objets, ne les reconnaissant pas comme des personnes, dans lesquelles se reflète l’image de Dieu. Certaines stèles invitent à une commémoration particulière. Celle en hébreu par exemple. Les potentats du Troisième Reich voulaient écraser le peuple juif tout entier; l’éliminer du nombre des peuples de la terre. Alors, les paroles du Psaume: « On nous massacre tout le jour, on nous traite en moutons d’abattoir » se vérifièrent de façon terrible. Au fond, ces criminels violents, au moyen de l’anéantissement de ce peuple, entendaient tuer ce Dieu qui appela Abraham, et qui, parlant sur le Sinaï, établit les critères d’orientation de l’humanité, qui demeurent éternellement valables. Si ce peuple, par le seul fait d’exister, témoigne de ce Dieu qui a parlé à l’homme et qui l’a pris en charge, alors ce Dieu devait finalement mourir et son pouvoir n’appartenir qu’à l’homme – à ceux qui se considéraient comme les puissants et qui avaient su devenir les maîtres du monde. Avec la destruction d’Israël, avec la Shoah, ils voulaient, en fin de compte, extirper également la racine sur laquelle se fonde la foi chrétienne, en la remplaçant définitivement par la foi fabriquée par soi-même, la foi dans le pouvoir de l’homme, du plus fort. Il y a ensuite la stèle en polonais: on voulait avant tout, dans un premier temps, effacer l’élite culturelle et éliminer ainsi le peuple comme sujet historique autonome, pour le réduire, dans la mesure où il continuait d’exister, à un peuple d’esclaves. Une autre stèle, qui invite particulièrement à réfléchir est celle qui est écrite dans la langue des Sinti et des Roms. Ici aussi, on voulait faire disparaître un peuple entier qui vit en migrant parmi les autres peuples. Il figurait au nombre des éléments inutiles de l’histoire universelle, dans une idéologie où ne devait compter désormais que ce dont on pouvait mesurer l’utilité; tout le reste, selon leur conception, était catalogué comme lebensunwertes Leben – une vie indigne d’être vécue. Il y a ensuite la stèle en russe, qui évoque le nombre immense de vies sacrifiées parmi les soldats russes dans la lutte contre le régime de la terreur national-socialiste; toutefois, dans le même temps, elle nous fait réfléchir sur la tragique double signification de leur mission: ils ont libéré les peuples d’une dictature mais tout en soumettant ces mêmes peuples à une nouvelle dictature, celle de Staline et de l’idéologie communiste. Toutes les autres stèles dans les nombreuses langues européennes nous parlent elles aussi de la souffrance des hommes du continent tout entier; elles toucheraient profondément notre coeur, si nous ne faisions pas mémoire des victimes de façon globale, mais si nous pouvions au contraire voir le visage de chacune des personnes qui ont terminé leur vie ici dans les ténèbres de la terreur. J’ai ressenti comme un profond devoir de m’arrêter de façon particulière également devant la stèle en langue allemande. De là apparaît devant nous le visage d’Edith Stein, Thérèse Bénédicte de la Croix: juive et allemande, disparue, avec sa soeur, dans l’horreur de la nuit du camp de concentration allemand-nazi; comme chrétienne et juive, elle accepta de mourir avec son peuple et pour son peuple. Les Allemands qui furent alors déportés à Auschwitz-Birkenau et qui sont morts ici étaient considérés comme Abschaum der Nation – déchet de la nation. Mais aujourd’hui, nous les reconnaissons en revanche avec gratitude comme les témoins de la vérité et du bien, qui, même au sein de notre peuple, n’avaient pas disparu. Remercions ces personnes, car elles ne se sont pas soumises au pouvoir du mal, et elles apparaissent à présent devant nous comme des lumières dans une nuit de ténèbres. Avec profond respect et gratitude, nous nous inclinons devant tous ceux qui, comme les trois jeunes face à la menace des fournaises de Babylone, surent répondre: « Seul notre Dieu est capable de nous délivrer. Mais s’il ne le fait pas, sache, ô roi, que nous ne servirons pas ton Dieu ni n’adorerons la statue d’or que tu as élevée » (cf. Dn 3, 17 sq.).
Oui, derrière ces stèles se cache le destin d’innombrables êtres humains. Ceux-ci ébranlent notre mémoire, ébranlent notre coeur. Ils ne veulent pas provoquer la haine en nous: ils nous démontrent au contraire combien l’oeuvre de la haine est terrible. Ils veulent conduire la raison à reconnaître le mal comme mal et à le rejeter; ils veulent susciter en nous le courage du bien, de la résistance contre le mal. Ils veulent nous conduire à ces sentiments qui s’expriment dans les paroles que Sophocle fait prononcer à Antigone, face à l’horreur qui l’entoure: « Je ne suis pas ici pour haïr avec toi, mais pour aimer avec toi ».
Grâce à Dieu, avec la purification de la mémoire à laquelle nous pousse ce lieu d’horreur, se développent autour de ce lieu même de multiples initiatives qui veulent mettre un terme au mal et conférer une force au bien. Il y a quelques instants, j’ai pu bénir le Centre pour le Dialogue et la Prière. Tout près d’ici se déroule la vie cachée des soeurs carmélites, qui se savent particulièrement unies au mystère de la croix du Christ et qui nous rappellent la foi des chrétiens, qui affirme que Dieu lui-même est descendu dans l’enfer de la souffrance et souffre avec nous. A Oswiecim se trouve le Centre Saint-Maximilien et le Centre international de Formation sur Auschwitz et l’Holocauste. Il y a également la Maison internationale pour les Rencontres de la Jeunesse. Auprès de l’une des anciennes Maisons de Prière se trouve le Centre juif. Enfin, l’Académie pour les Droits de l’Homme est en cours de réalisation. Nous pouvons ainsi espérer que du lieu de l’horreur naisse et croisse une réflexion constructive et que le souvenir aide à résister au mal et à faire triompher l’amour.
L’humanité a traversé à Auschwitz-Birkenau un « ravin de la mort ». C’est pourquoi je voudrais, précisément en ce lieu, conclure par une prière de confiance – avec un Psaume d’Israël qui est également une prière de tous les chrétiens: « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi; ton bâton me guide et me rassure [...] J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours » (Ps 23, 1-4. 6).

DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI VISITE AU CAMP DE CONCENTRATION D'AUSCHWITZ  dans Approfondissement Papa_Auschwitz

photo:

RAINEWS

1...34567...10