Archive pour décembre, 2006

aujourd’hui je vous raconte ma journée

22 décembre, 2006

Ce jour j’ai fait peu de chose, mais il était bon pour moi, tout est préparé pour le Noël, la crèche dans la chambre à manger a reçu le dernière « touche » , un petit Jésus sur mon écritoire ensemble à mon livres, à le lecteur pour CD (j’aime la musique classique), sous une table de pierre ou est une belle image de Saint Paul, le Saint je l’avais pries – quelque année passée – durant en moment difficile pour moi et j’avais ou beaucoup de réconfort et encor je le pries même si je n’ai pas de chose à demander ; à
la Basilique de Saint Jean in Laterano, que est l’église a moi plus proche, il y a deux grandes statues de Saint Pierre e Saint Paul – Pierre a gauche de l’autel e Paul a droite, durant la célébration de la messe il me semble que, touts le deux me regardent avec sympathie et, même – comme père – un peu de sévérité, ils sont  mon bon amis et, épais, je les priés pour Pape Benoît ; la crèche de
la Basilique c’est presque finie, aujourd’hui j’avais du temps pour lire mes livres, pour regardez les miens Blog et mettre, après une recherche, le chose plus important ou plus indicatif ou plus belle, comme je sais ; maintenant c’est l’heur de regardez plus profondément a Celui qui c’est fait chair pour nous et la paix vient, même si le difficulté e le misère de ce monde son ici entre nous : la politique, le débat sur l’euthanasie, Rome prise d’assaut de grèves continues (pour la financière) et, avec bienveillance, assaillie de touristes et de pèlerins, les européenne sont  le plus gentils et ils ont habitudes semblables aux nôtres, les américains non :  incompréhensibles, ou je préfère ne les pas comprendre même si est-ce qu’on ne peut pas généraliser ; de chinoises beaucoup, (mais est-ce qu’ils comprendront ce qui voient?) je croix beaucoup de français mais qu’ils ne peuvent pas compter combien parce que ils sont gentils et silencieux – quelquefois ils ont besoin de quelques conseil pour aller dans un endroit et ils demandent – si ils demandent à moi ou à ma soeur, ils s’étonnent toujours qu’il on répond en français;  beaucoup de touristes achètent la carte de Rome cependant puis ils ne savent pas leur orienter, dans le sens de Nord, Sud, Ouest, est, et souvent avant qu’ils prennent la rue pour sortir de Rome au lieu d’aller au centre, il faut repositionner la mappe, je le fais d’une façon générale respect aux monuments parce qu’il est plus facile de comprendre;  pour manger les Français et les Allemands d’une façon générale ils ne ratent jamais de petit restaurant, où on mange bien, les autres suivent souvent les indications de quelque plan spécial pour le magasin;  j’espère qu’ils puissent penser au Noël du Seigneur dans ces visites à Rome, parce que de choses à voir et de distractions sont vraiment nombreuses , bah je vous ai raconté quelque chose, il me plairait savoir un peu de la Noël en France, mais je sais ce qui lis de vos journaux,

pour aujourd’hui au revoir à tous,

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Gabriella

Du Jour de Noël, poesie

22 décembre, 2006

 poesie du site:

 http://www.biblisem.net/meditat/bellayjn.htm

Du Jour de Noël

La Terre au Ciel, l’Homme à la Deïté,
Sont assemblés d’un nouveau mariage.
Dieu prenant corps, sans faire au corps outrage,
Naist aujourdhuy de la virginité.La Vierge rend à

la Divinité
Son sainct dépost, dont le Monde est l’ouvrage,
Mais aujourdhuy il a fait d’avantage,
S’estant vestu de nostre humanité !

Il a plus fait : car si du corps humain
Tenant la vie et la mort en sa main,
Il s’est rendu mortel par sa naissance,

 Ne s’est-il pas luymesme surmonté ?
Cette oeuvre là démontre sa puissance,
Et celle-ci démontre sa bonté.

Joachim du BELLAY. 

La mission des enfants selon le pape : Etre des « amis et témoins de Jésus venu parmi nous »

22 décembre, 2006

du Zenith:  

La mission des enfants selon le pape : Etre des « amis et témoins de Jésus venu parmi nous » 

Audience à l’Action catholique de l’enfance 

ROME, Jeudi 21 décembre 2006 (ZENIT.org) –

Insistant sur le fait que la Nativité n’est pas une « fable », mais un événement réel, Benoît XVI invite à reconnaître l’Enfant Jésus dans tout nouveau né, et « l’enchantement de Noël » qui se reflète dans « le miracle de toute naissance », et il confie aux enfants la mission d’être des « amis » et des « témoins de Jésus venu parmi nous ». Benoît XVI a en reçu ce matin, au Vatican, des représentants de l’Action catholique italienne de l’Enfance. Il a demandé aux enfants d’être des « amis » et des « témoins de Jésus venu parmi nous ».

« Il est bon, insistait le pape, de le faire connaître autour de vous, en ville, en paroisse et en famille. L’Eglise a besoin de vous afin d’être proche de tous les enfants d’Italie. Témoigner de Jésus vous rendra plus humains, plus vrais, plus beaux ».

« L’enchantement de Noël », disait encore Benoît XVI, « se reflète dans le miracle de toute naissance » et « nous invite à voir l’Enfant Jésus dans tout enfant nouveau-né, joie de l’Eglise et espoir pour le monde ».

« Noël, disait le pape, est le grand mystère de la vérité et de la beauté de Dieu qui vient parmi nous pour le salut de tous ».

Le pape insistait : « La naissance de Jésus n’est pas une fable mais un événement réel (…) et la foi nous permet de reconnaître dans ce nouveau-né, né de
la Vierge Marie, le véritable Fils de Dieu, fait homme par amour de l’humanité ».

« Dans l’Enfant Jésus nous voyons le visage de Dieu qui ne montre pas sa force ou sa puissance mais la faiblesse et la fragilité de l’enfance », ajoutait le pape.

Pour le pape, « l’Enfant Dieu » manifeste « la fidélité et la tendresse infinie dont Dieu nous entoure tous ».

« Nous nous réjouissons à Noël en revivant l’expérience des bergers de Bethléem », insistait Benoît XVI. 

lecture du jour: 22.12.06 et commentaire de Pape Benoît

22 décembre, 2006

 du site EAQ, lecture du jour: 22.12.06 et commentaire de Pape Benoît:

Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Il élève les humbles »

Les lectures du jour
Lc 1,46-56.

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ;désormais tous les âges me diront
bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à
jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna
chez elle.

Extrait de
la Traduction Liturgique de
la Bible – © AELF, Paris

Commentaire du jourPape Benoît XVI
Audience générale du 15/2/06 (trad. DC 19/3/06, n° 2354, p. 265 © Libreria Editrice Vaticana)

« Il élève les humbles »

      Le Magnificat est un cantique qui révèle en filigrane la spiritualité
des « anawim » bibliques, c’est-à-dire de ces fidèles qui se reconnaissent
pauvres non seulement dans le détachement de toute idolâtrie de la
richesse et du pouvoir, mais aussi dans l’humilité profonde du coeur,
dépouillé de toute tentation de l’orgueil, ouvert à l’irruption de la
grâce divine salvatrice. Tout le Magnificat est en effet marqué par cette
situation d’humilité et de pauvreté concrètes…
      L’âme de cette prière est la célébration de la grâce divine qui a
fait irruption dans le coeur et l’existence de Marie, faisant d’elle

la
Mère du Seigneur…: la louange, l’action de grâce, la joie
reconnaissante. Mais ce témoignage personnel n’est pas solitaire et
intimiste, purement individualiste, car
la Vierge Mère est consciente
qu’elle a une mission à accomplir pour l’humanité et que son histoire
personnelle s’insère dans l’histoire du salut… Par cette louange au
Seigneur,
la Vierge donne une voix à toutes les créatures rachetées qui,
en son fiat, et ainsi dans la figure de Jésus né de la Vierge Marie,
trouvent la miséricorde de Dieu… C’est comme si, à la voix de Marie,
s’associait toute la communauté des fidèles qui célèbrent les choix
surprenants de Dieu…
      Le comportement du Seigneur de l’histoire est évident : il se range
du côté des derniers. Son projet est un projet souvent caché sous le
terrain opaque des affaires humaines, qui voient triompher « les superbes,
les puissants, les riches ». Et pourtant sa force secrète est destinée à la
fin à être dévoilée, pour montrer quels sont les vrais préférés de Dieu : «
Ceux qui le craignent », fidèles à sa Parole ; « les humbles, les affamés,
Israël son serviteur », c’est-à-dire la communauté du Peuple de Dieu qui,
comme Marie, est constituée de ceux qui sont « pauvres », purs et simples
de coeur.

——————————————–
L’Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH – 67000 STRASBOURG – FRANCE

« Au service de l’humanité » : Message aux Bouddhistes pour la fête de Vesakh

22 décembre, 2006

J’ai trouvez cet article du 5 mai 2006, qu’il me semble intéressant et je vous le propose, du Zenith:

2006-05-04

« Au service de l’humanité » : Message aux Bouddhistes pour la fête de Vesakh

Synthèse de « Dieu est Amour » par le card. Poupard

ROME, Jeudi 4 mai 2006 (ZENIT.org) –« Bouddhistes et chrétiens au service de l’humanité » : voici le texte intégral du message du Vatican aux Bouddhistes pour la fête de Vesakh. Bouddhistes et chrétiens au service de l’humanité Chers amis bouddhistes,

1. Au nom du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, je vous offre, ainsi qu’à toutes les communautés bouddhistes de par le monde, mes meilleurs vœux pour le Vesakh. Je vous souhaite de célébrer joyeusement cette fête.

2. Comme à l’accoutumée, j’aimerais que ce soit une occasion pour partager quelques pensées pouvant aider à affermir les relations entre nos deux communautés. Ces réflexions s’inspirent cette année de la première lettre du Pape Benoît XVI aux catholiques du monde entier. Cette lettre « Dieu est Amour », ou « Deus caritas est » (DCE) selon le titre latin, s’interroge sur la nature de l’amour. Sa Sainteté le Pape a la conviction qu’il est nécessaire que ce mot, si fréquemment utilisé et pourtant si souvent incompris, soit ramener à son vrai sens afin d’être une balise lumineuse pour la vie de tous les jours.

3. Le Pape Benoît XVI parle de deux formes d’amour : tout d’abord « eros », l’amour entre un homme et une femme, un amour à la recherche d’une satisfaction personnelle ; puis « agapè », un amour qui cherche le bien de l’autre, quand bien même la personne est différente, voire inconnue. Pour les chrétiens, cette deuxième forme d’amour n’est possible qu’à travers un enracinement dans l’amour pour Dieu comme réponse à l’amour même de Dieu pour les êtres humains. Ainsi, l’amour pour Dieu et l’amour pour nos frères sont inséparables car ils relèvent d’un unique commandement. « L’amour grandit par l’amour. L’amour est « divin » parce qu’il vient de Dieu et qu’il nous unit à Dieu » (DCE 18).

4. Nous chrétiens, nous croyons que la manifestation parfaite d’ « agapè » se fonde en Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme qui, par ses paroles et ses actes, a consacré sa vie entière à répandre la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu. En donnant sa vie pour l’humanité tout entière, Jésus a offert l’expression ultime de cet amour. Plus encore, par le don particulier de lui-même dans l’eucharistie, Jésus est la source de l’ « agapè ». Abreuvés à cette source, les chrétiens s’efforcent de suivre les traces de Jésus en témoignant leur amour à leurs frères et à leurs sœurs, spécialement aux pauvres et à ceux qui souffrent.

5. À travers notre dialogue, nous avons pu apprécier l’importance que vous les bouddhistes, vous accordez à l’amour pour vos semblables et qui s’exprime dans le concept de « metta », un amour excluant tout désir de possession mais uniquement tourné vers l’aide d’autrui. C’est un amour qui est prêt à sacrifier l’intérêt personnel au bénéfice de toute l’humanité. Ainsi, « metta », selon l’enseignement bouddhiste, ne se limite pas à une pensée bienveillante mais s’ouvre à l’accomplissement d’actes charitables, au service de l’individu et de tous. C’est à vrai dire une bonté universelle. Il ne faut pas non plus oublier une autre vertu, « karuna », à travers laquelle s’exprime une compassion aimante à l’égard de tous les êtres vivants.

6. Dans ce monde où le mot amour est si souvent utilisé et galvaudé, ne serait-il pas utile aux bouddhistes et aux chrétiens de redécouvrir son sens original, selon leurs traditions respectives, et partager les uns avec les autres sa compréhension ? Cela pourrait être un encouragement pour les fidèles des deux traditions à travailler ensemble à la construction de relations fondées sur l’amour et la vérité, à nourrir un respect mutuel, à promouvoir le dialogue et à favoriser la collaboration au service de ceux qui sont dans le besoin.

7. Ces considérations me conduisent à émettre un dernier vœux : que la fête de Vesakh puisse être un temps au cours duquel l’amitié entre bouddhistes et chrétiens se consolide et où la collaboration, dans un esprit d’ « agapè » et de « metta », se renforce. Dans cet esprit, je vous souhaite un très Joyeux Vesakh.

Cité du Vatican, le 14 février 2006

Avis: dans « Pages » le Message de Pape Benoît pour la journée mondial de la paix – 1 janvier 2006

21 décembre, 2006

L’audience générale du Pape Benoît avant Noël de l’année 2005

21 décembre, 2006

L’audience générale du Pape Benoît avant Noël de l’année 2005 

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 21 décembre 2005

La lumière de Noël

 

L’Audience générale d’aujourd’hui se déroule dans une atmosphère d’attente heureuse et fervente pour les fêtes de Noël désormais imminentes. Viens Seigneur Jésus! C’est ce que nous répétons dans la prière, au cours de ces journées, en prédisposant notre coeur à goûter la joie de la naissance du Rédempteur. Au cours de cette dernière semaine de l’Avent, en particulier, la liturgie accompagne et soutient notre chemin intérieur par des invitations répétées à accueillir le Sauveur, en le reconnaissant dans l’humble Enfant qui repose dans une mangeoire.

C’est le mystère de Noël, que de nombreux symboles nous aident à mieux comprendre. Parmi ces symboles se trouve celui de la lumière, qui est l’un des plus riches de signification spirituelle, et sur lequel je voudrais m’arrêter brièvement. La fête de Noël coïncide, dans notre hémisphère, avec les jours de l’année où le soleil termine sa parabole descendante et s’apprête à allonger graduellement le temps de la lumière diurne, selon la succession récurrente des saisons. Cela nous aide à mieux comprendre le thème de la lumière qui dissipe les ténèbres. Il s’agit d’un symbole évocateur d’une réalité qui touche l’homme en profondeur:  je me réfère à la lumière du bien qui vainc le mal, de l’amour qui dépasse la haine, de la vie qui l’emporte sur la mort. C’est à cette lumière intérieure, à la lumière divine que fait penser Noël, qui revient nous proposer l’annonce de la victoire définitive de l’amour de Dieu sur le péché et la mort. Pour cette raison, on trouve de nombreux rappels significatifs à la lumière dans la Neuvaine de Noël que nous effectuons. L’antienne chantée au début de notre rencontre nous le rappelle également. Le Sauveur attendu par les nations est salué comme « Soleil levant », l’étoile qui indique la voie et guide les hommes, voyageurs parmi l’obscurité et les dangers du monde, vers le salut promis par Dieu et réalisé en Jésus Christ.

En nous préparant à célébrer avec joie la naissance du Sauveur dans nos familles et dans nos communautés ecclésiales, alors qu’une certaine culture moderne et consumériste tend à faire disparaître les symboles chrétiens de la célébration de Noël, que chacun s’engage à saisir la valeur des traditions de Noël, qui font partie du patrimoine de notre foi et de notre culture, pour les transmettre aux nouvelles générations. En particulier, en voyant les rues et les places des villes décorées par des illuminations resplendissantes, rappelons-nous que ces lumières évoquent une autre lumière, invisible aux yeux, mais non au coeur. Alors que nous les admirons, alors que nous allumons les bougies dans les églises ou l’illumination de la crèche et de l’arbre de Noël dans les maisons, que notre âme s’ouvre à la véritable lumière spirituelle apportée à tous les hommes de bonne volonté. Le Dieu avec nous, né à Bethléem de la Vierge Marie, est l’Etoile de notre vie!

« Ô Astre qui surgit, splendeur de la lumière éternelle, Soleil de justice:  viens, illumine ceux qui gisent dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort ». En faisant nôtre cette invocation de la liturgie d’aujourd’hui, nous demandons au Seigneur de hâter son avent glorieux parmi nous, parmi tous ceux qui souffrent, car ce n’est qu’en Lui que peuvent être comblées les attentes authentiques du coeur humain. Que cet Astre de lumière, qui ne décline jamais, nous transmette la force pour suivre toujours le chemin de la vérité, de la justice et de l’amour! Vivons intensément ces derniers jours qui précèdent Noël, avec Marie, la Vierge du silence et de l’écoute. Que Celle-ci, qui fut totalement enveloppée par la lumière de l’Esprit Saint, nous aide à comprendre et à vivre pleinement le mystère du Noël du Christ.  Avec ces sentiments, en vous exhortant à conserver vivant l’émerveillement intérieur dans l’attente fervente de la célébration désormais proche de la naissance du Sauveur, je suis heureux d’adresser dès à présent mes voeux les plus fervents pour un saint et joyeux Noël à vous tous ici présents, à vos proches, à vos communautés et à ceux qui vous sont chers.

Joyeux Noël à tous!

***

J’accueille avec plaisir, ce matin, les pèlerins de langue française, particulièrement les familles et les jeunes. Je souhaite à tous une sainte et joyeuse fête de Noël. Que le Christ, Soleil levant, vous donne la force de le suivre sur le chemin de la vérité, de la justice

La crèche: une tradition nourrie par l`imagination populaire

21 décembre, 2006

du site:

http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=article&sid=2044


La crèche: une tradition nourrie par l`imagination populaire

L`histoire de la crèche et de ses acteurs mêle textes bibliques et pratiques populaires. L`occasion d`un regard sur l`évolution de la tradition chrétienne.Lorsqu`il s`agit de décrire la naissance de Jésus les textes du Nouveau Testament ne sont pas très bavards. L`auteur de l`Evangile de Marc tout comme celui de Jean ne dit rien de cette période. Ces textes commencent alors que leur «héros» est déjà adulte. Matthieu et Luc racontent l`enfance de Jésus mais ne donnent que quelques touches de ces différents événements. Pour ce qui est de la naissance Matthieu parle de l`étoile et des mages d`Hérode et de la fuite en Egypte. Luc cite les bergers et la «crèche»: «Marie accoucha de son fils premier-né l`emmaillota et le déposa dans une crèche parce qu`il n`y avait pas pour eux de place dans la salle d`hôtes.» (Lc 2 7)
On imagine généralement que Marie dépose son enfant dans une mangeoire pour animaux creusée dans les parois d`une grotte aménagée en étable comme cela se faisait couramment en Palestine. Mais il n`y a pas trace jusque-là de l`âne et du boeuuf… Ils apparaîtront au VIe siècle dans un évangile apocryphe un texte non-reconnu par l`Eglise l`Evangile du pseudo-Matthieu. 

DEVANT LA GROTTE
A la famille réfugiée dans la grotte viennent s`ajouter les bergers et les mages. Le nom de «mages» est donné aux prêtres perses il désigne un savant un astrologue ou un devin. C`est quelqu`un d`étranger au monde juif. L`imagination populaire par une relecture des textes de l`Ancien Testament en a fait des rois. L`or l`encens et la myrrhe les cadeaux mentionnés par Matthieu ont modelé la tradition: les rois mages sont trois. Dès le IXe siècle la tradition leur donne des noms: Melchior Balthasar et Gaspard. Plus tard on dira que l`un d`eux était noir. 
IMAGINATION POPULAIRE
Ce motif – les devins intervenant à la naissance d`un enfant célèbre – est connu des traditions grecque et juive. Si l`historicité des mages peut donc être mise en doute leur symbolique est simple et bien réelle: ils représentent pour les chrétiens l`ensemble de l`humanité venant adorer Jésus Christ.
Les «personnages principaux» ont ainsi trouvé leur place sur la scène. Mais l`imagination populaire ne s`arrête pas là. Les crèches provençales ont intégré le boulanger le meunier l`Arlésienne et tant d`autres. Comment ces figurines d`argile habillées aux couleurs du XIXe siècle sont-elles devenues des incontournables de Noël?
La pratique des crèches remonte aux débuts de l`histoire chrétienne. Pèlerinage à Bethléem peinture et image de l`enfant Jésus et de Marie se répandent dès le IIIe siècle. Au Moyen Age s`organisent des représentations théâtrales. La tradition attribue à saint François d`Assise la première mise en scène en 1223 de la nativité avec les habitants de Greccio en Ombrie. Des jeux liturgiques ont lieu à l`intérieur des églises puis sur le parvis. Ces représentations puisent largement dans les coutumes et les rites paÏens. Animées et équivoques elles furent transformées par l`Eglise en crèche parlante et retrouvèrent leur thème principal: la naissance de Jésus-Christ. 

UNE CRÈCHE à LA MAISON
Au XVe siècle apparaissent en Italie les premières crèches sculptées. Confectionnées en bois en verre en argile en cire ou en mie de pain elles se répandent dans toute l`Europe. Les jésuites favorisent cette pratique encourageant au moment de la Contre-Réforme les expressions de la dévotion catholique.
A la Révolution française l`interdiction de représenter en public des scènes religieuses favorisera l`entrée de ces crèches dans les maisons. La confection et le commerce des petits personnages prennent dès lors leur essor. Et chaque région du monde y mêle ses spécificités et ses traditions: des santons provençaux aux figurines colorées d`Amérique latine. 

Le cardinal Poupard devient membre honoraire de la Fondation Wallenberg

21 décembre, 2006

du Zenith:

2006-12-20

Le cardinal Poupard devient membre honoraire de la Fondation Wallenberg

Organisation non gouvernementale de promotion du dialogue interreligieux

ROME, Mercredi 20 décembre 2006 (ZENIT.org) – Le cardinal Paul Poupard, président du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux a été nommé membre honoraire de la Fondation internationale Raoul Wallenberg. Dans une lettre en anglais, annonçant qu’il acceptait cette nomination, le cardinal Poupard écrit : « Vos efforts pour promouvoir le dialogue interculturel en vous concentrant sur les valeurs essentielles qui nous ont été révélées par le même Dieu en qui nous mettons notre confiance et notre espérance, coïncident avec mes propres efforts pour transformer les cultures afin qu’elles reflètent davantage Sa Gloire ». Le cardinal Poupard encourage en particulier le programme « Père Alfonso Durán » lancé par la Fondation en mémoire de ce prêtre catholique né à Porto Rico en 1883 et mort en Argentine en 1954, qui promut des actions courageuses pour lutter contre l’antisémitisme et les préjugés raciaux, à travers l’éducation.

Le cardinal français a reçu le fondateur et représentant de la Fondation internationale Raoul Wallenberg, M. Baruj Tenembaum, fin septembre, à l’occasion de sa venue à Rome pour la remise du prix Raoul Wallenberg 2006 à l’agence Zenit.

La Fondation vient par ailleurs d’annoncer la publication, prochainement, d’un livre numérique consacré aux relations judéo-chrétiennes au cours des dernières décennies. Cet ouvrage sera distribué gratuitement. Pour le recevoir, il suffira d’envoyer un courriel à : distincionzenit@irwf.org.ar .« La mission de la Fondation internationale Raoul Wallenberg est de développer des projets éducatifs et de vulgarisation qui encouragent les valeurs de la solidarité et du courage civique qui ont animé les gestes des personnes qui ont sauvé des Juifs à l’époque de l’Holocauste », précise le site de la Fondation (cf. www.raoulwallenberg.net).
 

Message de Noël du patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah

21 décembre, 2006

 du Zenith: 

2006-12-20

Terre sainte : La vie et la paix seraient possibles, si les responsables avaient une volonté sincère

Message de Noël du patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah

ROME, Mercredi 20 décembre 2006 (ZENIT.org) –

« Notre besoin fondamental est la paix, la justice, la liberté et la fin de l’occupation. …Chacun et chacune, même les soldats et les chefs politiques, ont un potentiel d’amour, de salut et de vie. Mais pour cela, il y a une conversion à faire, de la mort à la vie, de la vision de l’autre comme ennemi et meurtrier pour le voir comme frère et donneur de vie », affirme Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, dans son message de Noël, que nous publions intégralement ci-dessous.

* * *

1. Bonne fête de Noël.
Frères et Sœurs, ici, en Palestine, en Israël, en Jordanie et à Chypre, je vous souhaite à tous joie, sérénité, tranquillité et paix. Noël arrive à Bethléem, cette année encore, dans les mêmes circonstances de mort et de frustration, avec le mur et les barrages sur la terre et dans les cœurs. L’Occupation et la privation de la liberté, d’un côté, la peur et l’insécurité, de l’autre, continuent. Gaza reste une grande prison, un lieu de mort et de dissensions palestiniennes internes. Même des enfants y ont été tués. Et, tous, y compris la communauté internationale, restent impuissants à trouver les vrais chemins de la paix et de la justice. La peur de l’avenir s’étend à toute la région : l’Iraq, le Liban, la Syrie, l’Egypte, la Jordanie. Pour tous l’avenir est en train de se jouer. Avec tout cela, le terrorisme mondial trouve une grasse nourriture dans toutes les plaies ouvertes.
2. Telle est la vision aujourd’hui de Noël à partir de Bethléem. Et cependant, le message de Noël est un message de vie, de paix et de justice. Le prophète Jérémie dit : « En ces temps-là, je ferai germer pour David un germe de justice, qui exercera dans le pays droit et justice… et Jérusalem habitera en sécurité » (Jr 33,15-16). Et Isaïe porte sa vision sur toutes les nations: « Le Seigneur fera germer la justice et la louange devant toutes les nations » (Is 61, 11). St Paul, de son côté, dans les deuxièmes lectures du temps de l’Avent, nous dit que l’entrée dans les voies de la justice et de la paix se fait par l’amour du prochain et par la sainteté : « Que le Seigneur vous fasse croître et abonder dans l’amour que vous avez les uns pour les autres et envers tous… et qu’il affermisse vos cœurs irréprochables dans la sainteté devant Dieu » (1 Ts 3,11).
De plus, depuis le premier dimanche de l’Avent, l’Eglise nous a mis devant les yeux la personnalité de Jean le Baptiste, le précurseur du Christ. Il prêchait la pénitence et les diverses catégories du peuple venaient l’écouter et lui posaient des questions sur les voies de la pénitence et de la vie nouvelle. Même des soldats lui demandaient ce qu’ils devaient faire pour se sauver : « Des soldats aussi l’interrogeaient en disant : Et nous, que nous faut-il faire ? Il leur dit : N’opprimez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde » (Lc 3,14).
3. La vie à Bethléem et dans les alentours est devenue aujourd’hui très difficile à supporter, malgré les nombreuses initiatives de solidarité venant de l’extérieur et de l’intérieur. Oui, nous avons besoin de solidarité et nous sommes reconnaissants pour tous les messages de fraternité que nous recevons du monde entier. Mais notre besoin fondamental est la paix, la justice, la liberté et la fin de l’occupation. Face à cela, le monde semble impuissant. Cependant nous disons : chacun et chacune, même les soldats et les chefs politiques, ont un potentiel d’amour, de salut et de vie. Mais pour cela, il y a une conversion à faire, de la mort à la vie, de la vision de l’autre comme ennemi et meurtrier pour le voir comme frère et donneur de vie.
Nos chefs politiques doivent eux aussi demander au Baptiste : « Et nous, que devons-nous faire pour trouver le salut pour nous et pour tous ceux qui ont mis leur destinée entre nos mains? » Ils doivent eux aussi entendre la même réponse : « N’opprimez personne, n’extorquez rien, et contentez-vous de votre solde » (Lc 3,14).
Qu’ils écoutent la voix des opprimés dans cette terre sainte, la voix de ceux qui sont passés, et de ceux qui restent menacés de la mort et de l’humiliation, ceux à qui ils pensent devoir imposer la mort ou l’humiliation pour assurer la sécurité à l’autre partie.
Bethléem est la ville de la paix. Elle se trouve être malheureusement juste le contraire, une ville de dispute et de mort. La vie et la paix cependant seraient faciles et possibles, si les responsables avaient une volonté sincère et décidée. Le salut est dans le rapprochement entre les deux peuples, non dans leur séparation. Là est le salut pour les Palestiniens et pour les Israéliens, comme pour toute la région. Les deux peuples sont capables de vivre ensemble en paix et tranquillité. Alors, la mort, le meurtre, la vengeance, le refus, et l’extrémisme disparaîtront petit à petit à mesure qu’ils ne trouveront plus de nourriture dans l’oppression, l’occupation, la pauvreté et l’humiliation.
4. Noël porte la joie à l’humanité. Elle annonce à tous le salut, et surtout à ceux qui vivent à Bethléem et aux alentours, Palestiniens et Israéliens. « Allons à Bethléem » pour voir ce qui s’y est passé et ce qui s’y passe encore (cf. Lc 2,15). Que nous dit le mur aujourd’hui, que nous disent les habitants de Bethléem aujourd’hui? Allons à Bethléem afin d’entendre, nous aussi, les anges annoncer la paix sur la terre, paix pour toute bonne volonté, pour toute fraternité sincère qui s’oppose à toute haine et à toute hostilité, pour retrouver, dans le rapprochement entre les deux peuples, et la sécurité et la fin de l’occupation avec la liberté.
Pour tous, frères et sœurs, je demande à Dieu que vous puissiez entendre et vivre le message de Noël, message de paix, de joie et de vie nouvelle.

+ Michel Sabbah,
Patriarche Latin de Jérusalem,
le 20 Décembre 2006

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