LIEN À LES LECTURES DE LA MESSE DU JOUR ET COMMENTAIRE, DU SITE « EAQ »

22 juin, 2007

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Je mets le lien vers « EAQ », vous trouverez les lectures du jour, le commentaire à la lecture et, si vous le souhaitez, vous pouvez parcourir et lire la lecture des journaux précédant et suivant celle de la journée en cours, c’est le site «Evangile au Quotidien  » que vous connaissez déjà bien:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php

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SUR  LES ANGES LIEN À UN BEAUX SITE:

SPIRITUALITE CHRETIENNE -ANGES GARDIEN

http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/news-512.html

Pape Benoît: 28.11.2007

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI
AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION
DE LA XXVIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE 2011

Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi (cf. Col 2, 7)

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/youth/documents/hf_ben-xvi_mes_20100806_youth_fr.html

PENTECOTE 2009

SYNODE POUR LE MOYEN-ORIENT -- LINK

http://www.radiovaticana.org/fr1/sinodo_mo_10/sinodo.asp?mod=fr1

4233.ico

MESSAGE DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LA CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2011

LIBERTÉ RELIGIEUSE, CHEMIN VERS LA PAIX

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/peace/documents/hf_ben-xvi_mes_20101208_xliv-world-day-peace_fr.html

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J’ai ouvert un blog en anglais sur Blogger, de quelques jours seulement, le titre est: « Is amazing « … to the praise of his glory » Ep 1.12″, si vous voulez voir le lien est:

http://coseconosciute.blogspot.com/

Saint Paul, Première êpitre aux Corinthiens, 13,1-13

30 mai, 2007

1 Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis* comme un airain qui résonne ou comme une cymbale retentissante. 2 Et si j’ai la prophétie, et que je connaisse tous les mystères et toute connaissance, et que j’aie toute la foi de manière à transporter des montagnes, mais que je n’aie pas l’amour, je ne suis rien. 3 Et quand je distribuerais en aliments tous mes biens, et que je livrerais mon corps afin que je fusse brûlé, mais que je n’aie pas l’amour, cela ne me profite de rien. 4 L’amour use de longanimité ; il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas ; il ne s’enfle pas d’orgueil ; 5 il n’agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; il ne s’irrite pas ; 6 il n’impute pas* le mal ; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité ; 7 il supporte* tout, croit tout, espère tout, endure tout. 8 L’amour ne périt jamais. Or y a-t-il des prophéties ? elles auront leur fin. Y a-t-il des langues ? elles cesseront. Y a-t-il de la connaissance ? elle aura sa fin. 9 Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie ; 10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est en partie aura sa fin. 11 Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; quand je suis devenu homme, j’en ai fini avec ce qui était de l’enfant. 12 Car nous voyons maintenant au travers d’un verre*, obscurément, mais alors face à face ; maintenant je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j’ai été connu. 13 Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour.

image du site:

http://santiebeati.it/index.html

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J’AI OUVERT EN ITALIEN UN BLOG SUR SAINT PAUL, EN FRANÇAIS NE SERAIS PAS CAPABLE DE LE FAIRE,  JE METS LA CATÉGORIE DE SAINT PAUL SUR CE BLOG ET TOUT CE QUE JE PEUX METTRE EN FRANÇAIS JE LE METS, NE PEUX PAS RÉCUPÉRER LES ÉCRITS SUR SAINT PAUL LORSQUE J’AI OUVERT CE BLOG, JE COMMENCE D’AUJOURD’HUI:

http://gabriellaroma.unblog.fr/tag/saint-paul/

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BASILIQUE SAINT PAUL HORS LES MURS, À ROME

Année Paulinienne

http://www.annopaolino.org/interno.asp?id=1&lang=fra

Saint Thomas d’Aquin

28 janvier, 2012

http://letteraturaecomunicazionedellafede.wordpress.com/category/05-crociate-catedrali-trovatori/

28 janvier – Saint Thomas d’Aquin

28 janvier, 2012

http://missel.free.fr/Sanctoral/01/28.php

28 janvier -- Saint Thomas d’Aquin

Biographie
Issu d’une vieille famille féodale d’origine normande et germanique, saint Thomas d’Aquin naquit vers la fin de l’année 1224 ; son père, Landolphe, comte d’Aquin, seigneur de Loretto et de Belcastro, était allié à la famille impériale (le père de Landolphe, Thomas, avait épousé Françoise de Souabe, sœur de l’Empereur), tandis que sa mère, Théodora , comtesse de Teano, descendait des princes normands qui s’étaient taillé un royaume, au sud de l’Italie. Alors qu’elle était enceinte, Théodora reçut au château de Rocca Secca un ermite qui, lui montrant un portrait de saint Dominique [saint Dominique était déjà mort (6 août 1221) mais il n’était pas encore canonisé (3 juillet 1234)], lui dit : « Réjouissez-vous, Madame, vous donnerez le jour à un enfant que vous nommerez Thomas ; vous songerez à en faire un moine du Mont-Cassin, mais Dieu en a disposé autrement ; l’enfant deviendra un frère de l’ordre des frères prêcheurs et il brillera d’un tel éclat de science et de sainteté qu’il n’aura pas son pareil au monde. »
L’enfant dont le parrain fut le pape Honorius III, reçut le prénom de Thomas et fut très tôt confié au monastère bénédictin du Mont-Cassin dont son oncle, Sunnibald, était l’abbé. Thomas se fit autant remarquer par sa piété que son intelligence ; l’abbé du Mont-Cassin et son père décidèrent de l’inscrire à l’université de Naples pour étudier les Arts libéraux. C’est à l’université de Naples qu’il s’initia aux écrits d’Aristote et à l’antique droit romain.
C’est aussi à Naples qu’il rencontra l’ordre des frères prêcheurs. Contre l’avis de sa famille, il reçut l’habit des Dominicains. Sa mère qui était ulcérée que son fils entrât dans un ordre mendiant, se plaignit sans succès au prieur du couvent de Naples, au maître général de l’Ordre et au Pape. Abandonnant les plaintes, elle se décida à venir chercher elle-même Thomas mais, lorsqu’elle arriva au couvent de Naples, il s’était enfui à Rome, au couvent de Sainte-Sabine, d’où le maître général de l’Ordre le firent discrètement partir pour Paris. Rattrapé par ses deux frères, Landolphe et Raynald, entre Sienne et le lac de Bolsenne, près d’Aquapendente, il fut enfermé au château du Mont-Saint-Jean. Ni ses frères ni sa mère ne réussirent à fléchir sa décision, quant à ses deux sœurs, elles prirent secrètement son parti au point que l’aîné résolut de se faire religieuse à Sainte-Marie de Capoue. Pour perdre sa réputation, ses frères firent entrer une prostituée dans sa chambre ; Thomas prit un tison enflammé, traça une croix sur le mur et se mit à genoux pour renouveler son vœu de chasteté ; il tomba alors en sommeil et eut l’apparition de deux anges qui ceignirent ses reins en lui disant : « Nous venons à toi de la part de Dieu pour te conférer le don de la virginité perpétuelle qu’il t’accorde dès ce moment. » Il était enfermé depuis deux ans quand les Dominicains portèrent plainte auprès du pape Innocent IV et de l’Empereur qui venaient de se réconcilier : l’empereur Frédéric exigea sa libération. La famille ne voulant pas perdre la face, les deux sœurs prièrent les dominicains de Naples de se rendre nuitamment au pied de la tour dont Thomas descendit dans un panier.

Historique
On s’étonne que les ecclésiastiques français ne fassent plus grand cas de saint Thomas d’Aquin dont, pourtant, le deuxième concile du Vatican qu’ils font mine de regarder comme la référence absolue de la religion toute entière, recommande par deux fois l’étude1. Cet ignorant mépris est d’autant plus surprenant que saint Thomas d’Aquin vécut treize ans à Paris, qu’il fut canonisé en Avignon, et que la plus grande part de ses reliques sont à Toulouse2.
Thomas d’Aquin qui, depuis deux ans, était retourné en Italie, fut invité par le pape Grégoire X à se rendre au deuxième concile de Lyon qui devait s’ouvrir le 1° mai 1274. Le 28 janvier 1274, il quitta Naples à pied, accompagné de deux autres frères prêcheurs. Il passa par Aquin où il était né, et par le château de Maenza où habitait sa nièce. Arrivé aux confins de la Campanie et du Latium, entre Terracina et Rome, pris d’un mal mystérieux, il demanda l’hospitalité à l’abbaye cistercienne de Fossanova où il mourut le 7 mars 1274.
Une quarantaine d’années plus tard, Dante3 rapporte que Thomas d’Aquin aurait été empoisonné par ordre de Charles d’Anjou4, roi de Naples, frère de saint Louis. Giovanni Villani5, contemporain de Dante, affirme que l’assassin de Thomas d’Aquin avait cru être agréable au roi Charles, puisqu’il appartenait à la famille des seigneurs d’Aquin6 qui étaient en rébellion contre lui. Vers 1328, le Bolognais Jacopo della Lana, l’un des premiers commentateurs de la Commedia, raconte que Thomas d’Aquin, avant de quitter Naples, vint prendre congé du roi Charles, et lui demanda s’il avait quelque commission à lui confier ; le roi lui dit : « Si le pape vous questionne sur moi, quelle réponse ferez-vous ? » Thomas répondit : « Je dirai la vérité » ; craignant que cette vérité ne soit pas à son avantage, le roi Charles fut si préoccupé que ses médecins s’aperçurent de sa mélancolie ; il en révéla la cause à l’un d’eux qui affirma que le remède était trouvé ; après avoir chevauché jour et nuit, il rejoignit Thomas d’Aquin, et lui dit que le roi ne voulait pas le laisser voyager sans la compagnie d’un médecin ; il lui fut facile d’employer le poison qui devait tuer Thomas d’Aquin.
Thomas d’Aquin jouissait déjà d’une réelle réputation de sainteté qui explique que les moines de Fossanova voulurent tant garder son corps. Le procès de canonisation, commencé à l’initiative de la province dominicaine de Sicile (1317-1318), fut immédiatement soutenu par Jean XXII7 qui, à peine élu, avait enrichi la bibliothèque pontificale des écrits de Thomas d’Aquin. La première enquête fut menée à Naples où, à partir du 23 juillet 1319, on entendit quarante-deux les témoins8. Une enquête supplémentaire fut faite à Fossanova (du 10 au 26 novembre 1321). La Bulle de canonisation fut donnée le 18 juillet 1323.
« Placer sur les autels l’illustre Docteur était une mesure d’une gravité extrême, parce que c’était consacrer définitivement une hégémonie doctrinale sans pareille… Avec le Docteur commun, il s’agissait d’un génie puissant et ordonnateur qui avait posé une emprise unique sur la pensée profane et sacrée. Déclarer sa sainteté, c’était jeter dans un des plateaux de la balance le poids d’un suffrage qui fixerait la position déjà acquise par l’excellence seule de sa doctrine… Le Saint-Siège, conscient des forces de dissolution qui travaillaient déjà le monde et désagrégeaient son unité religieuse, chercha à parer au danger en opposant aux puissances de destruction la puissance de résistance et de stabilité qu’était l’œuvre de Thomas d’Aquin9 ».
Sous le pontificat de Jean XXII, « tout le monde semble irrité, prompt aux critiques amères et aux invectives violentes. L’injure est partout, dans le geste des princes, dans la bouche des docteurs, dans les écrits des lettrés et chacun, pourrait-on ajouter, milite contre tous les autres… Dans ce régime général de conflits c’est l’autorité pontificale qui est finalement en butte à la plupart des agressions. C’est elle qui est, non seulement menacée, mais encore gravement atteinte et avec elle, et par elle, la constitution même de l’Eglise. Les clercs lettrés, séculiers et réguliers, dont l’activité doctrinale devrait être une force de conservation et de défense, subissent, en grand nombre, chacun à sa manière et dans son domaine, la contagion anarchique de l’époque et fourbissent, inconsciemment ou non, des armes dangereuses. L’Université de Paris est devenue, depuis le règne de Philippe le Bel, l’arsenal où se forgent ces armes… C’est en présence du désarroi des évènements et des idées que le Saint-Siège cherche le point d’appui ferme et stable qu’il pourrait donner à la société chrétienne, surtout en matière de doctrine. A vrai dire, il n’a pas à chercher. L’œuvre philosophique et théologique de Thomas d’Aquin s’est déjà universellement imposée au monde intellectuel. Il s’agit seulement de faire un pas de plus : confirmer et promouvoir la doctrine en déclarant la sainteté du maître. »
Jean XXII avait dit que Thomas d’Aquin avait plus illuminé l’Eglise que tous les autres docteurs et que l’on profite plus en une année avec ses livres qu’en toute une vie avec la doctrine des autres10 ; il avait ajouté : « Nous croyons que Frère Thomas est au ciel, car sa vie fut sainte et sa doctrine est un miracle. »
En présence du roi Robert de Naples11, de sa mère et de sa femme, les cérémonies de la canonisation de saint Thomas d’Aquin, en même temps que celle de saint Louis d’Anjou, commencèrent le jeudi 14 juillet, dans le palais pontifical. Jean XXII fit le panégyrique de saint Thomas d’Aquin12 et fut suivi par sept orateurs : le dominicain Pierre Cantier13, le roi Robert de Naples, le patriarche d’Antioche qui était dominicain, l’archevêque de Capoue, un évêque dont le nom n’est pas donné, l’archevêque d’Arles et l’évêque de Lodève qui était franciscain.
Le lundi suivant (18 juillet), à Notre-Dame des Doms, Jean XXII lut la bulle de canonisation où, après avoir résumé la vie de saint Thomas d’Aquin et exalté ses vertus éminentes, il énuméra les principaux miracles constatés. Le Pape célébra la messe où il prêcha, puis il retint à sa table le roi Robert et dix-sept cardinaux. Le roi Robert avait fait annoncer que ce jour serait célébré comme la fête de Noël. Pendant tous les jours suivants, des fêtes solennelles furent célébrées au couvent des Frères Prêcheurs d’Avignon par le roi et la reine et divers prélats.
La proclamation de la sainteté de Thomas d’Aquin repose sur son intense piété eucharistique, sa chasteté précieusement gardée par l’ascèse, sa vénération pour les docteurs anciens, son esprit d’obéissance. Saint Thomas d’Aquin a parfaitement conjugué la connaissance de la vérité et la perfection spirituelle, montrant qu’elles s’aident mutuellement, car Dieu est à la fois la Vérité et le Bien. De même qu’on ne peut prétendre bien connaître un pays lointain sans y avoir soi-même séjourné, on ne peut obtenir une science religieuse sans vivre dans l’intimité de Dieu ; « si quelqu’un veut avoir l’intelligence de ce qu’il a entendu, qu’il s’empresse d’accomplir ce qu’il a déjà pu entendre14. » La sagesse divine ne nous est pas communiquée par le travail abstrait de l’intelligence mais par la fidélité à Dieu. Il faut des efforts méritoires pour désirer la vérité malgré d’autres sollicitations qui l’obnubilent ; il faut toute l’application de l’intelligence, de la volonté et du cœur pour faire sérieusement attention à la vérité, pour s’assurer des intentions droites et pures, une parfaite probité intellectuelle ; il faut une résolution sincère et généreuse de changer de conduite si l’on découvre que la nôtre n’est pas conforme aux vérités que le Seigneur nous a révélées. La lumière est la récompense de l’effort, de l’observance et de la pratique des grâces. Il s’agit d’écouter Dieu plutôt que nous-mêmes, de croire en Dieu plutôt qu’aux hommes.
« Porter un jugement vrai sur les réalités divines d’après la recherche de la raison appartient à la sagesse, vertu intellectuelle ; mais porter sur elles un jugement vrai selon une certaine connaturalité avec elles appartient à la sagesse, don du Saint-Esprit… Or cette sorte de conformité de nature avec les réalités divines est produite par la charité, qui nous unit à Dieu, selon ces paroles de saint Paul dans la première épître aux Corinthiens15 : Celui qui est uni à Dieu ne fait qu’un esprit avec lui. »16
Par la limpidité de son âme, saint Thomas d’Aquin nous rappelle le sermon de Jésus sur la montagne : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu17. » A cause de son humilité, il a reçu les révélations réservées aux petits. Ces valeurs évangéliques sont d’un ordre supérieur à celui de la simple cogitation, et leur acquisition est plus difficile donc plus rare. Il n’en reste pas moins qu’en raison du rapport entre l’objet connu et le sujet connaissant, le Docteur Angélique demeure, par sa sainteté même, un modèle à imiter pour tous ceux qui s’adonnent à la théologie.
La pensée du Docteur Angélique a joué un rôle décisif et bienfaisant dans l’élaboration de la science sacrée et des idées philosophiques. Affirmant la valeur de l’intelligence, il établit les preuves rationnelles de l’existence de Dieu ; il précise la distinction entre les ordres naturel et surnaturel ; tout en proclamant l’immutabilité des données de la foi, connues grâce à la Révélation, il répand des lumières sur les dogmes qui les énoncent ; il formule les principes de la morale individuelle et sociale et du droit naturel ; il enseigne les voies de la perfection chrétienne ; il rappelle les droits de la Vérité première et l’autorité souveraine de Dieu ; il voit dans l’amour créateur et sauveur un seul amour, qui crée pour sauver et subordonne toute la création au salut.
Par la pénétration et la subtilité de son intelligence, par sa prodigieuse puissance de travail, en un temps où les moyens techniques dont nous disposons n’existaient pas et devaient être suppléés par la mémoire, par la lucidité dans l’exposé des questions les plus abstruses, et surtout par l’excellence de sa doctrine, saint Thomas d’Aquin, mort à quarante-neuf ans, constitue en lui-même un miracle.
Déjà dans sa plus tendre enfance, quand on l’avait confié aux bénédictins du Mont-Cassin18, saint Thomas d’Aquin était hanté par le problème de la Divinité, demandant sans cesse : « Qu’est-ce que Dieu ? » Adulte, il donna lui-même une réponse à cette question essentielle : dans presque tous les livres qu’il composa, qu’il s’agisse de la création du monde, de l’homme, des lois, des vertus ou des sacrements, il traite toujours de Dieu, auteur du salut éternel. Nul ne pourrait lire avec profit les œuvres de saint Thomas d’Aquin, s’il ne veut pas être porté à la vie intérieure, désirant grandir dans la prière, la méditation et la contemplation. Thomas d’Aquin s’est élevé à la sainteté parce que ses études l’ont fait vivre assidûment dans la familiarité de Dieu, s’offrant tout entier à l’objet de sa foi et de sa contemplation. C’est cette union intime à Dieu fut obtenue par le renoncement à soi-même qui l’a rendu capable d’entrevoir quelque chose du mystère divin.
Dans sa prière habituelle, il demandait à Dieu de dissiper les ténèbres de son intelligence pour lui faire désirer, rechercher, connaître et accomplir ce qui plaît à Dieu. Parce que cette domination absolue de Dieu est radicalement incompatible avec l’orgueil, saint Thomas d’Aquin fut très humble ; parce que cette disponibilité de l’esprit pour les réalités divines s’acquiert grâce à la maîtrise de soi, saint Thomas d’Aquin fut très mortifié. Sa piété envers le mystère de l’Eucharistie lui valut d’être l’auteur de l’admirable « Office du Saint-Sacrement » et d’être appelé le Docteur eucharistique. En plus du Saint Sacrifice de la messe qu’il célébrait dévotement chaque jour, il assistait à une autre messe que, très souvent, il servait lui-même. Enfin, dans sa prière, comme dans celle de tous les véritables hommes de Dieu, la Vierge Marie, Mère de Dieu, tenait une place éminente.
La vie de saint Thomas d’Aquin nous invite à l’imitation. Comment pourrions-nous mieux le vénérer qu’en nous inspirant de ses exemples et de ses enseignements, afin que, dans ce monde qui se désagrège parce qu’il veut être sa propre fin, chacun de nous contribue, dans la mesure de son pouvoir, à établir en tout, et d’abord en soi-même, le règne de Dieu ?
1 « Puis pour mettre en lumière, autant qu’il est possible, les mystères du salut, ils apprendront à les pénétrer plus à fond, et à en percevoir la cohérence, par un travail spéculatif, avec saint Thomas pour maître » (Vatican II : décret sur la formation des prêtres, « Optatam totius Ecclesiæ renovationem », n° 16).
« On ne fera que suivre la voie ouverte par les docteurs de l’Eglise et spécialement par saint Thomas » (Vatican II : déclaration sur l’éducation chrétienne, « Gravissimum educationis momentum », n° 10).
2 Malgré bien des revendications, le corps de Thomas d’Aquin était resté chez les Cisterciens de Fossa Nova où il était mort ; après 1366, Elie de Toulouse, devenu maître général des Dominicains, monta une opération pour s’emparer du corps qui fut déposé au couvent des Dominicains de Fondi. L’abbé de Fossa Nova en appela au Pape qui fit comparaître Elie de Toulouse. Après avoir représenté au Pape que Thomas d’Aquin était le frère des Dominicains, Elie s’en remit à sa décision. Urbain V donna le corps de Thomas d’Aquin aux Dominicains pour qu’ils le portassent en France, leur laissant le soin de décider entre Paris et Toulouse ; le lendemain, comme Elie de Toulouse venait le remercier, Urbain V luit dit : « Il me semble préférable pour vous éviter tout ennui que je détermine moi-même le lieu. Je décide donc et je veux que le corps de saint Thomas repose dans votre église conventuelle de Toulouse. » La translation du corps de saint Thomas d’Aquin fut faite dans l’église des Dominicains de Toulouse le 28 janvier (très curieusement alors que la fête de saint Thomas d’Aquin était autrefois célébrée au jour anniversaire de sa mort, le 7 mars, la réforme du calendrier qui a ordinairement mis la fête des saints au jour de leur mort, fixa celle de saint Thomas d’Aquin au jour de la translation de ses reliques). Après avoir été sauvées des profanations protestantes, les reliques de saint Thomas furent sauvées des destructions de la révolution française, et transportées à Saint-Sernin où elles sont toujours.
3 « Il envoya Thomas au ciel, par pénitence » (Dante Alighieri : « La Divine Comédie », le Purgatoire, XX 69).
4 Charles I° d’Anjou, dixième fils de Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille, naquit posthume en février 1227 ; il fut fait comte du Maine et d’Anjou (1232) ; il devint comte de Provence (1246) par son mariage avec Béatrice, fille de Raymond-Bérenger IV. Il participa à la septième croisade avec saint Louis et fut, comme lui, fait prisonnier en Egypte (1248-1250). A son retour de croisade, avec l’aide de son frère, Alphonse de Poitiers, il dut réprimer les désirs d’indépendance de l’aristocratie provençale : il prit Arles (1251), Marseille (1252), Tarascon (1256) et Apt (1258) ; il supprima les institutions et les libertés municipales, mit l’administration sous l’autorité d’un sénéchal ; il annexa le comté de Vintimille (1258) et imposa sa suzeraineté au marquisat de Saluces (1260). Malgré les réticences de saint Louis, il accepta les propositions du pape Clément IV, qui, dès 1253, offrait de lui inféoder le royaume de Sicile. Charles d’Anjou se constitua un parti en Italie, devint sénateur de Rome (1263) et prit la tête de la Ligue guelfe. Vainqueur de Manfred à Bénévent, il fut reconnu, en janvier 1266, comme roi de Naples et de Sicile. Après qu’il eut battu Coradin Hohenstaufen à Tagliacozzo (23 août 1268) et qu’il eut fait exécuter (29 octobre 1268), il fut totalement maître de son royaume. Vicaire impérial en Toscane et podestat de Florence, maître de l’Italie méridionale et de la Sicile, Charles d’Anjou reprit la politique traditionnelle des souverains siciliens contre Byzance. Il obtint la principauté d’Achaïe en 1267 puis acheta le titre de roi de Jérusalem (1277). L’énergie avec laquelle Charles d’Anjou instaura dans son royaume sicilien des cadres administratifs rigoureux et une fiscalité inadaptée à l’économie locale le rendit impopulaire. La révolte dite des Vêpres siciliennes (31 mars 1282) et l’intervention d’une armée aragonaise firent passer l’île sous la domination de Pierre III d’Aragon, gendre de Manfred. Charles conserva la partie continentale du royaume et sa capitale, Naples dont il avait fait le siège d’une cour brillante. Malgré d’âpres compétitions, dues en grande partie aux interventions du Saint-Siège, de qui il était tenu en fief, le royaume de Naples survécut deux siècles à son fondateur. Il mourut à Foggia le 7 janvier 1285.
5 Giovanni Villani : Chronique (IX. C. CCXVIII).
6 Thomas d’Aquin était issu d’une vieille famille féodale d’origine normande et germanique : son père-père (Thomas) avait épousé Françoise de Souabe, sœur de l’Empereur ; son père, Landolphe, comte d’Aquin, seigneur de Loretto et de Belcastro ; sa mère, Théodora, comtesse de Teano, descendait des princes normands qui s’étaient taillé un royaume, au sud de l’Italie.
7 Le 7 août 1316, le cardinal Jacques Duèse est élu à l’unanimité et prend le nom de Jean XXII. Jacques Duèse naquit à Cahors, vers 1245. Il étudia chez les Dominicains de Cahors puis à Montpellier où il prit ses grades en droit canonique, et à Orléans où il prit ses grades en droit civil. Docteur utriusque juris, il s’inscrivit à la faculté de théologie de Paris mais n’y passa aucun examen. Enseignant le droit à Toulouse et, peut-être, à Montpellier, il reçut de nombreux bénéfices ecclésiastiques : archiprêtre de Saint-André de Cahors, chanoine de Saint-Front de Périgueux et de Sainte-Cécile d’Albi, archiprêtre de Sarlat et doyen du Puy. Quand saint Louis d’Anjou arriva à Toulouse comme archevêque, il le choisit comme collaborateur. Remarqué par Charles II d’Anjou qui le prit comme conseiller et le fit élire évêque de Fréjus (4 février 1300), il fut, après la mort de Pierre de Ferrières, nommé chancelier du royaume de Naples (1308), ce qu’il resta jusqu’à ce que le Pape l’appelât à l’évêché d’Avignon (18 mars 1310). Clément V l’employa pour des missions diplomatiques auprès de Philippe le Bel, singulièrement autour du procès de Boniface VIII, puis lui confia la préparation du concile de Vienne. Le 24 décembre 1312, il fut créé cardinal-prêtre au titre de Saint-Vital et, vers le mois de mai suivant, nommé cardinal-évêque de Porto.
8 Seize religieux cisterciens du monastère de Fossanova, onze religieux de l’ordre des Prêcheurs, douze laïcs et trois des clercs séculiers ; douze de ces témoins avaient connu personnellement Thomas d’Aquin (cinq Cisterciens, cinq Prêcheurs et deux laïcs).
9 R.P. Mandonnet : Mélanges Thomistes publiés par les Dominicains de la Province de France à l’occasion du VI° centenaire de la canonisation de saint Thomas d’Aquin (18 juillet 1323), Le Saulchoir, Kain (Belgique), Revue des Sciences Philosophiques et Théologiques, 1923. Vol. III de la Bibliothèque Thomiste.
10 Au consistoire, en 1318.
11 Robert I° d’Anjou, dit le Sage (né vers 1275, mort à Naples le l9 janvier 1343), fut duc d’Anjou, comte de Provence et roi de Naples. Troisième fils de Charles II le Boiteux auquel il succéda (1309), il fut le défenseur des intérêts pontificaux et le chef du parti guelfe contre les empereurs allemands. Sénateur de Rome et protecteur de Florence, chef de la ligue toscane, il s’opposa à l’empereur Henri VII lors de l’expédition de celui-ci en Italie (1311-1313) ; après la mort d’Henri VII, Clément V le nomma vicaire impérial (1313). Il contribua à l’élection à la papauté de Jean XXII (1316) qu’il défendit contre Louis de Bavière. Cependant, il ne put ni vaincre les gibelins d’Italie du Nord ni reconquérir la Sicile. Son règne fut très bénéfique à la Provence, où il fit d’assez longs séjours. Prince savant et protecteur des lettres, il avait accueilli à sa cour Pétrarque et Boccace.
12 « Ce glorieux docteur est celui qui, après les apôtres et les premiers docteurs, illumina le plus l’Eglise… Il y avait dans la Somme Théologique autant de miracles que d’articles… »
13 Pierre Cantier menait toute l’affaire, en l’absence du procureur, malade, Jean de Naples.
14 Homélie de saint Grégoire le Grand sur les disciples d’Emmaüs qui ne reconnurent le Christ qu’à la fraction du pain.
15 Saint Paul : première Epître aux Corinthiens, VI 1.
16 Saint Thomas d’Aquin : « Somme théologique », IIa-IIae, question 45, a. 2, c.
17 Evangile selon saint Matthieu, V 6.
18 Thomas d’Aquin dont le parrain fut le pape Honorius III, fut très tôt confié au monastère bénédictin du Mont-Cassin dont son oncle, Sunnibald, était l’abbé. Thomas se fit autant remarquer par sa piété que son intelligence ; l’abbé du Mont-Cassin et son père décidèrent de l’inscrire à l’université de Naples pour étudier les Arts libéraux. C’est à l’université de Naples qu’il s’initia aux écrits d’Aristote et à l’antique droit romain. C’est aussi à Naples qu’il rencontra l’ordre des frères prêcheurs où, contre l’avis de sa famille, il reçut l’habit. Sa mère, ulcérée que son fils entrât dans un ordre mendiant, se plaignit sans succès au prieur du couvent de Naples, au maître général de l’Ordre et au Pape. Elle décida de venir chercher elle-même Thomas mais, lorsqu’elle arriva au couvent de Naples, il s’était enfui au couvent Rome d’où le maître général le fit partir pour Paris. Rattrapé par ses deux frères, entre Sienne et le lac de Bolsenne, près d’Aquapendente, il fut enfermé au château du Mont-Saint-Jean. Ni ses frères ni sa mère ne réussirent à fléchir sa décision, quant à ses deux sœurs, elles prirent secrètement son parti au point que l’aînée résolut de se faire religieuse à Sainte-Marie de Capoue. Pour perdre sa réputation, ses frères firent entrer une prostituée dans sa chambre ; il prit un tison enflammé, traça une croix sur le mur et se mit à genoux pour renouveler son vœu de chasteté ; il tomba alors en sommeil et eut l’apparition de deux anges qui ceignirent ses reins en lui disant : « Nous venons à toi de la part de Dieu pour te conférer le don de la virginité perpétuelle qu’il t’accorde dès ce moment. » Il était enfermé depuis deux ans quand les Dominicains portèrent plainte auprès du pape Innocent IV et de l’Empereur qui venaient de se réconcilier : l’empereur Frédéric exigea sa libération. La famille ne voulant pas perdre la face, les deux sœurs prièrent les dominicains de Naples de se rendre nuitamment au pied de la tour d’où Thomas descendit dans un panier.

29/01/2012 – Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire: Jésus parle et agit avec autorité

28 janvier, 2012

http://preparonsdimanche.puiseralasource.org/

29/01/2012 -- Homélie du 4ème dimanche du temps ordinaire

Première Lecture
Psaume
Deuxième Lecture
Evangile

Jésus parle et agit avec autorité

Textes bibliques : Lire

http://www.aelf.org/office-messe?date_my=29/01/2012

Les textes bibliques de ce dimanche nous adressent un message d’espérance très fort. Elles nous révèlent un Dieu passionné par l’humanité qu’il veut sauver. La première lecture nous rapporte une parole de Moïse à son peuple : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur fera se lever un prophète comme moi, et vous l’écouterez » (Dt 18). Tout au long des siècles, Dieu en a envoyé des prophètes. Il lui fallait mettre son peuple en garde contre l’idolâtrie, les injustices et les divers abus possibles. Il lui fallait également réagir contre l’ignorance religieuse et la méconnaissance de la Parole de Dieu.
Cet appel est également important pour notre monde d’aujourd’hui. Ils sont nombreux ceux et celles qui ont abandonné toute pratique religieuse. Pour eux, la foi est devenue quelque chose de secondaire. Mais un autre constat s’impose : Quand on chasse le côté religieux de notre vie, il revient sous sa forme la plus perverse. Les superstitions occupent un terrain de plus en plus important. On court après ceux qui ont des pouvoirs, ceux qui prédisent l’avenir, les voyants, les gourous en tous genres. C’est de ce danger que le Seigneur veut nous prévenir. Et il s’arrange pour mettre sur notre route des hommes et des femmes qui portent son enseignement.
L’Evangile nous révèle que Jésus est ce prophète annoncé par Moïse. Il est un prophète puissant par ses paroles et ses actions. Son enseignement est nouveau. Saint Marc nous le dit : « Il enseignait en homme qui a autorité. » L’Evangile de saint Matthieu insiste encore plus fortement sur ce point dans le sermon sur la montagne ; à plusieurs reprises, nous lisons cette parole du Christ : « vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… Moi je vous dis… » L’enseignement de Jésus est vraiment nouveau. Il ne se contente pas de répéter ce qu’il a étudié. Il parle avec l’autorité de Dieu.
L’Eglise d’aujourd’hui a reçu pour mission d’annoncer cette parole de Dieu. Dans un monde enchaîné par la haine, la violence, l’égoïsme, la précarité, c’est plus que jamais nécessaire. Ce monde a besoin d’entendre une parole qui libère et qui redonne espérance. Nous sommes tous envoyés pour crier la bonne nouvelle à temps et à contretemps. Bien sûr, cela doit se faire dans le respect des personnes. Il serait mal venu de les culpabiliser avec un évangile qui parle du pardon. On ne peut pas non plus l’imposer de manière autoritaire. Ce serait contraire à Jésus qui dit : « Si tu veux… » Quand il appelle, il attend une réponse libre et généreuse. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire. Le reste ne dépend pas de nous mais de Dieu.
Jésus ne s’est pas contenté de parler. Il a agi avec autorité. L’évangile nous parle de cet homme possédé par un esprit mauvais qui était venu dans la synagogue. Cet esprit impur s’adresse à Jésus en vociférant : « Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu ». Cette sainteté qu’il reconnaît en Jésus est une déclaration de guerre contre le mal. Jésus libère cet homme par une formule forte d’exorcisme. Il lui fait retrouver sa grandeur dans la contemplation de Dieu.
Cette bonne nouvelle nous concerne tous. Jésus est venu nous libérer de l’esprit mauvais. Il ne cesse de nous apporter la liberté des enfants de Dieu. La guérison de ce possédé nous montre que l’heure de notre libération est arrivée. Cet homme dont parle l’évangile dont parle l’évangile c’est l’humanité entière. Ce que Jésus a commencé à Capharnaüm, il va le continuer tout au long de son ministère en Palestine. Et il continue à la faire tout au long des siècles par son Eglise. C’est lui qui parle quand on lit dans l’Eglise les Saintes Ecritures. C’est lui qui donne la vie quand on baptise. Il est toujours à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui.
Si nous voulons être des messagers de la bonne nouvelle, il faut que toute notre vie soit imprégnée de cet amour qui est en Dieu. Nous ne pouvons parler que de ce que nous vivons avec Jésus. Pour cela, nous commençons par nous nourrir de la Parole de Dieu ; nous nous laissons transformer par elle. Il est important que notre vie soit en accord avec cette Parole que nous avons à annoncer de la part de Dieu.
Quand nous lisons l’Evangile, nous trouvons des paroles de Jésus qui relèvent et redonnent confiance. Nous en avons tous besoin tout au long de notre vie. Pour grandir, le petit enfant a besoin des mots d’amour de ses parents. Il en est de même pour les couples. Un amour sans parole ne peut exister. Il y a des paroles qui redonnent force, courage et confiance. D’autres peuvent causer des dégâts très graves dans la vie d’une personne. La Parole du Seigneur est vérité et sa loi délivrance.
Dans la deuxième lecture, saint Paul nus recommande d’être attachés au Seigneur sans partage. Les vocations sont différentes mais nous sommes la même Eglise de Jésus Christ. Nous nous sommes rassemblés pour accueillir la Parole de Dieu et nous nourrir de son Eucharistie. A la fin de la messe, nous seront renvoyés pour en être les témoins et les messagers par nos paroles et nos actes. En ce jour, nous te prions, Seigneur : que ton Eglise et chacun de ses fidèles puissent vivre et partager chaque jour cette Bonne Nouvelle.

Sources : Signes, Feu Nouveau, Homélies de Simon Faivre, Avec saint Marc (Claire Patier), lectures bibliques des dimanches (Albert Vanhoye)

« NOUS VIVONS L’AUJOURD’HUI DE DIEU » : DÉCLARATION DE GREGORIOS III

28 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-30006?l=french

« NOUS VIVONS L’AUJOURD’HUI DE DIEU » : DÉCLARATION DE GREGORIOS III

De retour du Caire, nouvelles de la communauté grecque-melkite

ROME, vendredi 27 janvier 2012 (ZENIT.org) – Sa Béatitude Gregorios III, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient d’Alexandrie et de Jérusalem est rentré du Caire où, comme de coutume, il a passé les fêtes de la Nativité et du bout de l’An, indique ce communiqué du Patriarcat Grec Melkite Catholique d’Antioche et de tout l’Orient d’Alexandrie et de Jérusalem. Le patriarche déplore le départ d’une vingtaine de familles.
Interrogé sur la situation qui prévaut en Egypte un an tout juste après le début du soulèvement de la place Tahrir, le patriarche a constaté que la situation semble calme avec « suffisamment de sécurité pour permettre une vie normale ou quasi normale tant le sentiment d’insécurité demeure. »
« La vie continue dans nos écoles, nos institutions, nos centres paroissiaux mais nous devons constater et accepter qu’une nouvelle vague de départ frappe notre communauté grecque-melkite d’Egypte. Nous déplorons en effet le départ d’une vingtaine de familles selon le témoignage des curés de paroisse ce qui est un chiffre très important pour une communauté déjà réduite à peine plus de 5.000 personnes », a ajouté Gregorios III avant de préciser : « Cette vague de départ frappe bien évidemment les communautés coptes catholiques comme orthodoxes et il y aurait, semble-t-il aussi, des départs chez les musulmans. Mais là il est impossible de vérifier et difficile de quantifier. Ils ont le nombre pour eux et donc les départs ne laissent pas le même vide qu’au sein des communautés chrétiennes. »
« Nous vivons l’aujourd’hui de Dieu maintenant comme demain. Nous gardons notre petit troupeau, nous l’aimons, nous le servons par notre pastorale, nos écoles et chacune de nos institutions. Le plus important est la pastorale qui est, avec les écoles, le pilier de la vie de notre Eglise » a affirmé le patriarche questionné sur l’avenir de son Eglise en Egypte pour qui il « ne peut faire aucun pronostic tant le sentiment d’incertitude est grand » en répétant « nous vivons l’aujourd’hui de Dieu ».
La visite annuelle du patriarche grec-melkite à son siège d’Alexandrie est toujours un séjour fécond en rencontres, visites pastorales et entretiens avec les chefs des autres Eglises comme avec les autorités musulmanes ou politiques. Cette année, vu la situation qui prévaut sur le terrain, les visites et les déplacements de Gregorios III en province ont été moins denses que les années précédentes. Il s’est rendu à Alexandrie et à Tanta mais a du supprimer la visite traditionnelle de Mansourah par exemple.
Gregorios III a participé aux cérémonies du Noël copte et a présenté ses vœux au patriarche copte orthodoxe Shénouda et au patriarche copte catholique le cardinal Antonios Naguib comme il a participé, d’une part, à la réunion annuelle de l’Assemblée de la Hiérarchie catholique d’Egypte présidée par le patriarche copte catholique. Et de l’autre à la mise en route d’une assemblée inter-chrétienne propre à l’Egypte pour permettre une meilleure coopération et une meilleure visibilité des Eglises d’Egypte. La première réunion de ce nouveau Conseil devrait avoir lieu le 21 février prochain.
Deux autres rencontres ont marqué ce séjour : celle avec cheikh Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb et le secrétaire général de la ligue Arabe Nabil Al-Arabi.
Grégorios III a salué la publication par Al-Azhar des trois documents sur l’avenir de l’Egypte en particulier celui du 8 janvier 2012 qui affirme que l’Egypte est un pays chrétien et musulman et où sont confirmé la « liberté de la croyance, liberté de l’opinion et de l’expression, liberté de la recherche scientifique, liberté de la création » comme le dit le texte. Le patriarche a été heureux de constater que ses appels réitérés à écouter la rue, à comprendre ses slogans et ses appels ont été entendus justement dans ces documents du Azhar. Par ailleurs il espère que maintenant que Frères musulmans et Salafistes sont au pouvoir et que le nouveau parlement a commencé ses travaux, ils prendront une ligne plus modérée.
Lors de ses entretiens avec Nabil Al-Arabi, le patriarche a réitéré sa demande d’un sommet régional islamo-chrétien dans le but de créer une institution – secrétariat permanent,… -- qui, sous forme d’un conseil permanent, travaille en parallèle et en étroite collaboration avec la Ligue arabe. L’idée et son concept ont été bien reçus par le secrétaire général de la Ligue arabe et Nabil Al-Arabi a promis d’y réfléchir.

Raboué, le 27 janvier 2012

Une carte ancienne met Jérusalem comme le maillon central…

27 janvier, 2012

Une carte ancienne met Jérusalem comme le maillon central, au confluent de trois pétales, représentant les continents voisins, dans une fleur symbolique. Icône de l’antiquité a toujours été la tragédie et la renaissance d’un conflit dynamique et de solides racines dans le mysticisme et la dureté: c’est en fait son histoire du monde, anciens et contemporains dans le même temps et pour tous les peuples.
Le chemin à travers l’aide d’images historiques et plus récents, traite de certains aspects, reliés entre eux à l’origine de l’époque ottomane de la ville, tel que développé par la période de David, à la romaine à l’époque médiévale, qui caractérise encore le centre de la ville ancienne ville.
Musée juif de Bologne.

(Traduction Google)

http://www.museoebraicobo.it/Didattica_%20Adulti_2011(2)_frame.htm

XXE JOURNÉE MONDIALE DU MALADE : MESSAGE DE BENOÎT XVI

27 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-29987?l=french

XXE JOURNÉE MONDIALE DU MALADE : MESSAGE DE BENOÎT XVI

L’onction des malades, sacrement de la guérison

ROME, jeudi 26 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades », écrit Benoît XVI à propos de l’onction des malades, dans son Message pour la XXe Journée mondiale du Malade qui aura lieu le 11 février 2012. Ce message a pour thème la parole du Christ au malade guéri de la lèpre : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19).
Benoît XVI a en effet consacré son message aux « sacrements de la guérison », le sacrement de la pénitence et de la réconciliation, l’onction des malades, et l’eucharistie. Le pape évoque aussi le lien entre la Journée mondiale du Malade et l’Année de la foi.

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI
À L’OCCASION DE LA XXe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE
(11 FÉVRIER 2012)

« Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé » (Lc 17,19)

Chers frères et sœurs,

À l’occasion de la Journée Mondiale du Malade, que nous célébrerons le 11 février 2012 prochain, mémoire de Notre-Dame de Lourdes, je souhaite renouveler ma proximité spirituelle à tous les malades qui se trouvent dans des lieux de soins ou sont pris en charge par leurs familles, exprimant à chacun la sollicitude et l’affection de toute l’Église. Dans l’accueil généreux et aimant de chaque vie humaine et en particulier de celle qui est faible et malade, le chrétien exprime un aspect important de son témoignage évangélique, à l’exemple du Christ qui s’est penché sur les souffrances matérielles et spirituelles de l’homme pour le guérir.
1. En cette année qui constitue la préparation immédiate à la Journée Mondiale solennelle du Malade qui sera célébrée en Allemagne le 11 février 2013, et qui s’appuiera sur la figure évangélique emblématique du Bon Samaritain, (cf. Lc 10, 29-37), je voudrais mettre l’accent sur les « sacrements de guérison », c’est-à-dire sur le sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation et sur l’Onction des malades, qui trouvent leur accomplissement naturel dans la communion eucharistique.
La rencontre de Jésus avec les dix lépreux, racontée dans l’évangile de saint Luc (cf. Lc 17, 11-19), et en particulier les paroles que le Seigneur adresse à l’un d’entre eux : « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » (v. 19), aident à prendre conscience de l’importance de la foi pour ceux qui, marqués par la souffrance et la maladie, s’approchent du Seigneur. Dans leur rencontre avec Lui, ils peuvent réellement faire l’expérience que celui qui croit n’est jamais seul ! En effet, Dieu, dans son Fils ne nous abandonne pas à nos angoisses et à nos souffrances, mais Il nous est proche, Il nous aide à les porter et Il désire nous guérir au plus profond de notre cœur (cf. Mc 2, 1-12).
La foi de l’unique lépreux qui -- se voyant guéri, plein de surprise et de joie -- revient immédiatement à Jésus, à la différence des autres, pour manifester sa reconnaissance, nous permet de percevoir que la santé recouvrée est le signe de quelque chose de plus précieux que la simple guérison physique ; elle est le signe du salut que Dieu nous donne dans le Christ. Ceci s’exprime dans les paroles de Jésus : ta foi t’a sauvé. Celui qui invoque le Seigneur dans la souffrance et la maladie est sûr que Son amour ne l’abandonne jamais, et que l’amour de l’Église, qui prolonge dans le temps Son œuvre de Salut, ne lui manquera jamais. La guérison physique, expression d’un salut plus profond, révèle ainsi l’importance que l’homme a aux yeux du Seigneur, dans la totalité de son âme et de son corps. Du reste, chaque sacrement exprime et réalise la proximité de Dieu lui-même, qui, d’une façon absolument gratuite, « nous touche au moyen des réalités matérielles…, en en faisant des instruments de la rencontre entre nous et Lui-même » (Homélie, Messe chrismale, 1er avril 2010). « L’unité entre création et rédemption est ainsi rendue visible. Les sacrements sont l’expression du caractère corporel de notre foi, qui embrasse la personne tout entière dans son corps et dans son âme » (Homélie, Messe chrismale, 21 avril 2011).
La tâche principale de l’Église est certainement l’annonce du Royaume de Dieu, « mais cette annonce doit elle-même constituer un processus de guérison « …panser les cœurs meurtris » (Is 61,1) » (ibid), selon la charge que Jésus a confiée à ses disciples (cf. Lc 9, 1-2 ; Mt 10, 1.5-14 ; Mc 6, 7-13). Le lien entre la santé physique et la guérison des blessures de l’âme nous aide donc à mieux comprendre « les sacrements de guérison ».
2. Le sacrement de la Pénitence a souvent été au centre de la réflexion des Pasteurs de l’Église, en particulier du fait de sa grande importance sur le chemin de la vie chrétienne, puisque « toute l’efficacité de la Pénitence consiste à nous rétablir dans la grâce de Dieu et à nous unir à Lui dans une souveraine amitié » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1468). L’Église, en continuant de proclamer le message de pardon et de réconciliation de Jésus, ne cesse jamais d’inviter l’humanité tout entière à se convertir et à croire à l’Évangile. Elle fait sien l’appel de l’apôtre Paul : « Nous sommes donc en ambassade pour le Christ ; c’est comme si Dieu exhortait par nous. Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Durant sa vie, Jésus annonce et rend présente la miséricorde du Père. Il est venu non pour condamner mais pour pardonner et sauver, pour donner de l’espérance même dans les ténèbres les plus profondes de la souffrance et du péché, pour donner la vie éternelle ; ainsi dans le sacrement de la Pénitence, dans « le remède de la confession », l’expérience du péché ne dégénère pas en désespoir mais rencontre l’Amour qui pardonne et transforme (cf. Jean-Paul II, Exhortation apostolique postsynodale Reconciliatio et Paenitentia, n°31).
Dieu, « riche en miséricorde » (Ep 2,4), comme le père de la parabole évangélique (cf. Lc 15, 11-32) ne ferme son cœur à aucun de ses fils, mais Il les attend, les recherche, les rejoint là où le refus de la communion emprisonne dans l’isolement et la division, Il les appelle à se rassembler autour de sa table, dans la joie de la fête du pardon et de la réconciliation. Le temps de la souffrance, dans lequel pourrait surgir la tentation de s’abandonner au découragement et au désespoir, peut alors se transformer en temps de grâce pour rentrer en soi-même, et comme le fils prodigue de la parabole, pour réfléchir à sa vie, en y reconnaissant des erreurs et des échecs, pour éprouver la nostalgie de l’étreinte du Père, et reprendre le chemin vers sa maison. Lui, dans son grand amour, veille toujours et partout sur nos vies et nous attend pour offrir à chacun des enfants qui reviennent à Lui le don de la pleine réconciliation et de la joie.
3. La lecture des Évangiles fait clairement apparaître que Jésus a toujours manifesté une attention particulière aux malades. Il n’a pas seulement envoyé ses disciples soigner leurs blessures (cf. Mt 10,8 ; Lc 9,2 ; 10,9), mais il a aussi institué pour eux un sacrement spécifique : l’Onction des malades. La lettre de Jacques atteste la présence de ce geste sacramentel dès la première communauté chrétienne (cf. 5, 14-16) : dans l’Onction des malades, accompagnée de la prière des Anciens, l’Église tout entière confie les malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu’Il allège leurs peines et les sauve ; plus encore, elle les exhorte à s’unir spirituellement à la passion et à la mort du Christ, afin de contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu.
Ce sacrement nous amène à contempler le double mystère du Mont-des-Oliviers, où Jésus s’est trouvé dramatiquement confronté à la voie que lui indiquait le Père, celle de la Passion, de l’acte suprême d’amour, et l’a accueillie. Dans cette heure d’épreuve, Il est le médiateur, « en portant en lui-même, assumant en lui la souffrance et la passion du monde, la transformant en cri vers Dieu, la portant devant les yeux et entre les mains de Dieu, et la portant ainsi réellement au moment de la Rédemption » (Lectio Divina, Rencontre avec le clergé de Rome, 18 février 2010). Mais « le Jardin des Oliviers est aussi le lieu d’où Il est monté vers le Père ; c’est donc le lieu de la Rédemption… Ce double mystère du Mont-des-Oliviers est aussi sans cesse « actif » dans l’huile sacramentelle de l’Église… signe de la bonté de Dieu qui nous rejoint » (Homélie, Messe Chrismale, 1er avril 2010). Dans l’Onction des malades, la matière sacramentelle de l’huile nous est offerte, pourrait-on dire, « comme un remède de Dieu… qui à ce moment nous assure de sa bonté, nous offre force et consolation, mais qui, en même temps, au-delà du temps de la maladie, nous renvoie à la guérison définitive, à la résurrection (cf Jc 5,14) » (ibid).
Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, aussi bien dans la réflexion théologique que dans l’action pastorale auprès des malades. Puisque l’Onction des Malades valorise le contenu des prières liturgiques adaptées aux diverses situations humaines liées à la maladie, et pas seulement à la fin de la vie, elle ne doit pas être considérée comme un « sacrement mineur » par rapport aux autres. L’attention -- et le soin pastoral -- des malades si elle est, d’une part, le signe de la tendresse de Dieu pour celui qui souffre, constitue également, d’autre part, un bien spirituel pour les prêtres et la communauté chrétienne tout entière, prenant conscience que ce qui est fait au plus petit est fait à Jésus lui-même (cf Mt 25,40).
4. À propos des « sacrements de guérison », saint Augustin affirme : « Dieu guérit toutes tes maladies. N’aie donc pas peur : toutes tes maladies seront guéries… tu dois seulement Lui permettre de te soigner et tu ne dois pas repousser ses mains » (Exposé sur le Psaume 102, 5 : PL 36, 1319-1320). Il s’agit d’instruments précieux de la grâce de Dieu qui aident le malade à se conformer toujours plus pleinement au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. En soulignant l’importance de ces deux sacrements, je voudrais insister aussi sur l’importance de l’Eucharistie. Reçue dans un temps de maladie, elle contribue de manière singulière à une telle transformation, en associant la personne qui se nourrit du Corps et du Sang de Jésus à l’offrande qu’Il a faite de Lui-même au Père pour le salut de tous. La communauté ecclésiale tout entière, et les communautés paroissiales en particulier doivent s’efforcer de garantir l’accès fréquent à la communion sacramentelle à ceux qui, pour raison de santé ou d’âge, ne peuvent se rendre dans un lieu de culte. Ces frères et sœurs ont ainsi la possibilité de renforcer leur relation avec le Christ crucifié et ressuscité, en participant à la mission même de l’Église, à travers leur vie offerte par amour pour le Christ. Dans cette perspective, il importe que les prêtres qui prêtent leur service dans les hôpitaux, dans les maisons de soins et chez les personnes malades, s’estiment de vrais « ministres des malades », signe et instrument de la compassion du Christ qui entend rejoindre toute personne marquée par la souffrance » (Message pour la XVIIIe Journée Mondiale du Malade, 22 novembre 2009).
La conformation au Mystère Pascal du Christ, qui se réalise également par la pratique de la Communion spirituelle, prend une signification toute particulière lorsque l’Eucharistie est administrée et reçue comme viatique. À un tel moment de la vie, la parole du Seigneur est encore plus parlante : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,54). De fait l’Eucharistie, surtout en tant que viatique, est – selon la définition de saint Ignace d’Antioche – « remède d’immortalité, antidote contre la mort » (Lettre aux Éphésiens, 20 : PG 5, 661), sacrement du passage de la mort à la vie, de ce monde au Père qui les attend tous dans la Jérusalem céleste.
5. Le thème de ce message pour la XXe Journée Mondiale du Malade, « Relève-toi, va ; ta foi t’a sauvé ! » oriente aussi vers la prochaine « Année de la Foi » qui commencera le 11 octobre 2012, et constituera une occasion propice et précieuse pour redécouvrir la force et la beauté de la foi, pour en approfondir les contenus et pour en témoigner dans la vie de tous les jours (cf. Lettre Apostolique Porta fidei, 11 octobre 2011). Je désire encourager les malades et les souffrants à trouver toujours un ancrage sûr dans la foi, en l’alimentant dans l’écoute de la Parole de Dieu, la prière personnelle et les Sacrements, et j’invite en même temps les pasteurs à être toujours plus disponibles pour les célébrer à l’intention des malades. À l’exemple du Bon Pasteur et comme guides du troupeau qui leur est confié, que les prêtres soient pleins de joie, attentifs aux plus faibles, aux simples, aux pécheurs, manifestant l’infinie miséricorde de Dieu par les paroles rassurantes de l’espérance (cf. saint Augustin, Lettre 95, 1 : PL 33, 351-352).
À tous ceux qui travaillent dans le monde de la santé, comme aussi aux familles qui voient dans leurs proches le visage souffrant du Seigneur Jésus, je renouvelle mes remerciements et ceux de l’Église parce que par leur compétence professionnelle et dans le silence, souvent sans même mentionner le nom du Christ, ils Le manifestent concrètement (cf. Homélie, Messe Chrismale, 21 avril 2011).
Vers Marie, Mère de miséricorde et Santé des malades, nous élevons notre regard confiant et notre prière. Puisse sa maternelle compassion, vécue à côté de son Fils mourant sur la Croix, accompagner et soutenir la foi et l’espérance de chaque personne malade et souffrante sur son chemin de guérison des blessures du corps et de l’esprit.
Je vous assure tous de mon souvenir dans la prière et j’adresse à chacun de vous une particulière Bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 20 novembre 2011, en la Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers.

BENOÎT PP XVI

CATÉCHÈSE DE BENOÎT XVI : AUDIENCE DU 25 JANVIER 2012

27 janvier, 2012

http://www.zenit.org/article-29985?l=french

CATÉCHÈSE DE BENOÎT XVI : AUDIENCE DU 25 JANVIER 2012

L’unité des chrétiens vient « exclusivement de l’unité divine »

ROME, mercredi 25 janvier 2012 (ZENIT.org) – L’unité des chrétiens vient « exclusivement de l’unité divine » et elle « arrive du Père jusqu’à nous par le Fils et dans l’Esprit-Saint », explique Benoît XVI.
Le pape a en effet tenu l’audience générale du mercredi, ce 25 janvier, en la salle Paul VI du Vatican devant quelque 3 000 visiteurs : le pape a évoque l’unité des chrétiens, au terme de la grande semaine de prière pour l’unité.

Catéchèse de Benoît XVI en italien:

Chers frères et sœurs,

Dans la catéchèse de ce jour, nous concentrons notre attention sur la prière que Jésus adresse à son Père à l’ « Heure » de son élévation et de sa glorification (cf. Jn 17, 1-26). Comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique : « La tradition chrétienne l’appelle à juste titre la prière  » sacerdotale  » de Jésus. Elle est celle de notre Grand prêtre, elle est inséparable de son Sacrifice, de son  » passage  » [Pâque] vers le Père où il est  » consacré  » tout entier au Père » (n. 2747).
Cette prière de Jésus n’est compréhensible dans toute sa richesse que si nous la resituons dans le cadre de la fête juive de l’expiation, le Yom Kippour. Ce jour-là, le Grand prêtre accomplit l’expiation d’abord pour lui-même, puis pour la classe sacerdotale et enfin pour la communauté du peuple tout entier. Le but est de redonner au peuple d’Israël, après les transgressions de l’année écoulée, la conscience de sa réconciliation avec Dieu, la conscience d’être le peuple élu, « un peuple saint » au milieu des autres peuples. La prière de Jésus, qui est présentée au chapitre 17 de l’évangile selon saint Jean, reprend la structure de cette fête. Jésus, cette nuit-là, s’adresse à son Père au moment où il s’offre lui-même. Lui, le prêtre et la victime, prie pour lui-même, pour ses apôtres et pour tous ceux qui croiront en lui, pour l’Eglise de tous les temps (cf. Jn 17, 20).
La prière que Jésus fait pour lui-même est la demande de sa glorification, de son « élévation » en cette « Heure » qui est la sienne. En réalité, c’est bien plus qu’une demande et que la déclaration de sa pleine disponibilité à entrer, librement et généreusement, dans le plan de Dieu le Père qui s’accomplit lorsqu’il est livré, à travers sa mort et sa résurrection. Cette « Heure » commence avec la trahison de Judas (cf. Jn 13, 31) et culmine lorsque Jésus ressuscité monte vers le Père (Jn 20, 17). Lorsque Judas quitte le Cénacle, Jésus prononce ces paroles : « Maintenant, le Fils de l’homme a été glorifié et Dieu a été glorifié en lui » (Jn, 13, 31). Ce n’est pas par hasard qu’il commencera la prière sacerdotale en disant : « Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie » (Jn 17, 1). La glorification que Jésus demande pour lui-même, comme Grand prêtre, est son entrée dans la pleine obéissance au Père, une obéissance qui le mène à sa pleine condition filiale : « Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde » (Jn 17, 5). C’est cette disponibilité et cette demande qui constituent le premier acte du sacerdoce nouveau de Jésus, qui est un don total de lui-même sur la croix, et c’est justement sur la croix – l’acte d’amour suprême – qu’il est glorifié, parce que l’amour est la véritable gloire, la gloire divine.
Le second moment de cette prière est l’intercession de Jésus pour ses disciples qui ont été avec lui. Ce sont eux dont Jésus parle lorsqu’il dit au Père : « J’ai manifesté ton nom aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardé ta parole » (Jn 17, 6). « Manifester le nom de Dieu aux hommes » est la réalisation d’une présence nouvelle du Père parmi le peuple, parmi l’humanité. Cette « manifestation » n’est pas seulement une parole, mais c’est la réalité en Jésus ; Dieu est en nous, et ainsi le nom – sa présence avec nous, le fait qu’il soit l’un de nous – est « réalisé ». Et donc cette manifestation se réalise dans l’incarnation du Verbe. En Jésus, Dieu entre dans la chair humaine, il se fait proche, d’une manière nouvelle et unique. Et cette présence culmine dans le sacrifice de Jésus, dans la Pâque de sa mort et de sa résurrection.
Au centre de cette prière d’intercession et d’expiation en faveur des disciples, se trouve la demande de consécration ; Jésus dit à son Père : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Pour eux, je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité » (Jn 17, 16-19). Je pose la question : que signifie ici : « consacrer » ? Il faut dire avant tout que les termes de « consacré », « saint », au sens propre, ne s’appliquent qu’à Dieu. Consacrer veut donc dire transférer une réalité – une personne ou une chose – pour en faire la propriété de Dieu. Et là, deux aspects complémentaires sont présents : d’une part, soustraire à ce qui est ordinaire, isoler, « mettre à part » du milieu de vie personnel de l’homme pour être totalement donné à Dieu ; et d’autre part, cette séparation, ce transfert dans la sphère de Dieu, a le sens propre d’ « envoi », de mission : c’est justement parce qu’elle est donnée à Dieu que la personne consacrée existe « pour » les autres, elle est donnée aux autres. Donner à Dieu veut dire ne plus être pour soi-même, mais pour tous. Est consacré celui qui, comme Jésus, est séparé du monde et mis à part pour Dieu, en vue d’une tâche pour laquelle il est pleinement à la disposition de tous. Pour les disciples, il s’agira de continuer la mission de Jésus, d’être donnés à Dieu pour être ainsi en mission pour tous. Le soir de Pâques, le Ressuscité, apparaissant aux disciples, leur dira : « Paix à vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jn 20, 21).
Le troisième acte de cette prière sacerdotale élargit le regard jusqu’à la fin des temps. Jésus s’adresse maintenant au Père pour intercéder en faveur de tous ceux qui seront amenés à la foi grâce à la mission inaugurée par ses apôtres et continuée dans l’histoire : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi ». Jésus prie pour l’Eglise de tous les temps, il prie aussi pour nous (Jn 17, 20). Le Catéchisme de l’Eglise catholique commente ainsi : « Jésus a tout accompli de l’œuvre du Père et sa prière, comme son Sacrifice, s’étend jusqu’à la consommation du temps. La prière de l’Heure emplit les derniers temps et les porte vers leur consommation » (n. 2749).
La demande centrale dans la prière sacerdotale de Jésus, consacrée à ses disciples de tous les temps, est celle de l’unité future de ceux qui croiront en lui. Cette unité n’est pas un phénomène mondain. Elle vient exclusivement de l’unité divine et elle arrive du Père jusqu’à nous par le Fils et dans l’Esprit-Saint. Jésus invoque un don qui vient du ciel, et qui produit son effet – réel et perceptible – sur la terre. Il prie « afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). D’un côté, l’unité des chrétiens est une réalité secrète, présente dans le cœur des personnes croyantes. Mais en même temps, elle doit apparaître dans l’histoire dans toute sa clarté, elle doit apparaître pour que le monde croie, elle a un objectif très pratique et concret et elle doit apparaître pour que tous, nous soyons réellement un. L’unité des futurs disciples étant l’unité avec Jésus – que le Père a envoyé dans le monde -, elle est aussi la source de l’efficacité de la mission chrétienne dans le monde.
« Nous pouvons dire que, dans la prière sacerdotale de Jésus, s’accomplit l’institution de l’Eglise ». C’est justement là, dans l’acte du dernier repas, que Jésus crée l’Eglise. « En effet, qu’est donc l’Eglise, si ce n’est la communauté des disciples qui, par la foi en Jésus-Christ comme envoyé du Père, reçoit son unité et est impliquée dans la mission de Jésus de sauver le monde en le conduisant à la connaissance de Dieu ? L’Eglise naît de la prière de Jésus. Cependant, cette prière n’est pas seulement parole : elle est l’acte par lequel il se consacre lui-même, c’est-à-dire « se sacrifie » pour la vie du monde » (cf. Jésus de Nazareth, II, 124).
Jésus prie pour que ses disciples soient un. Forte de cette unité, reçue et gardée, l’Eglise peut avancer « dans le monde » sans être « du monde » (cf. Jn 17, 16) et vivre la mission qui lui a été confiée pour que le monde croie dans le Fils, et dans le Père qui l’a envoyé. L’Eglise devient alors le lieu où se prolonge la mission même du Christ : faire sortir le monde – et l’homme, qui s’est éloigné de Dieu et de lui-même – du péché, afin qu’il redevienne le monde de Dieu.
Chers frères et sœurs, nous avons saisi quelques éléments de la grande richesse de la prière sacerdotale de Jésus, que je vous invite à lire et à méditer, pour qu’elle nous guide dans un dialogue avec le Seigneur, et qu’elle nous enseigne à prier. Alors nous aussi, dans notre prière, demandons à Dieu de nous aider à entrer plus profondément dans le projet qu’il a sur chacun de nous ; demandons-lui de nous aider à lui être « consacrés », à lui appartenir de plus en plus, pour pouvoir aimer toujours plus les autres, ceux qui nous sont proches et ceux qui sont éloignés ; demandons-lui de nous rendre capables d’ouvrir toujours notre prière aux dimensions du monde, sans nous refermer sur nos demandes d’aide pour nos problèmes personnels, afin que nous nous souvenions toujours de notre prochain lorsque nous sommes en présence de Dieu et que nous puissions découvrir la beauté de l’intercession pour les autres ; demandons-lui de nous faire le don de l’unité visible entre tous les croyants du monde – nous l’avons invoqué avec force pendant cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens – et prions pour être toujours prêts à rendre compte à quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous (cf. 1 Pi 3, 15). Merci.

Synthèse en français de la catéchèse de Benoît XVI :
Chers frères et sœurs, nous méditons sur la « Prière sacerdotale » de Jésus qu’il a adressée à son Père à l’Heure de sa passion. Son fondement est la fête juive de l’Expiation, -le Yom kippùr-, qui redonnait au peuple d’Israël la conscience de demeurer parmi les autres peuples, le peuple élu et saint. Jésus se présente à son Père comme prêtre et victime. Il prie pour lui-même, pour sa glorification en demandant d’abord la pleine obéissance au Père. Puis, il prie pour ses disciples qui doivent poursuivre la mission de manifester le nom de Dieu aux hommes. En Jésus, Dieu s’est fait proche de l’humanité d’une manière nouvelle. Et Jésus demande que ses disciples soient comme lui, consacrés. Être consacré, c’est être mis à part pour être tout entier donné à Dieu ; c’est aussi être envoyé, car celui qui est consacré existe pour le monde, pour les hommes, et il est à la disposition de tous. Jésus demande surtout l’unité future de tous ceux qui croiront en lui. Cette unité découle de l’unité divine qui vient à nous du Père par le Fils et dans l’Esprit Saint. Réalité qui habite le cœur des croyants, l’unité en Jésus est la source de l’efficacité de leur mission dans le monde. L’Église naît de la prière de Jésus. En vertu d’une telle unité, reçue et gardée, l’Église chemine dans le monde sans être du monde. Par l’Église, le Christ continue sa mission qui est de conduire l’homme à Dieu.
Je salue les pèlerins francophones, particulièrement le groupe Notre Dame de l’Écoute de Paris. Chers amis, puisse la méditation de la Prière sacerdotale de Jésus nous aider à entrer, comme lui, dans le projet de Dieu sur nous et à élargir notre prière aux dimensions du monde. Demandons-lui de lui appartenir toujours plus pour pouvoir aimer les autres et témoigner de l’espérance qui est en nous. Bon pèlerinage à tous !

Traduction de l’italien pour ZENIT par Hélène Ginabat

Yad Vashem, the children, memorial, Janusz Korczak

26 janvier, 2012

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Yad_Vashem_BW_2.JPG

Le silence de Dieu – par Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome,

26 janvier, 2012

http://www.nostreradici.it/silenzio_DiSegni.htm

Le silence de Dieu

(Traduction Google)

Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome, directeur du Collège rabbinique italienne

Le thème du silence et l’absence de Dieu devant les souffrances de l’humanité se leva subitement sous les projecteurs pour une raison, presque désinvolte, un récent discours que le pape a été confronté au cours d’un sermon. Parler de cela un peu surpris »tout, tant la nature du sujet, si difficile et particulière, que la force avec laquelle il est manipulé. Mais pour la sensibilité juive n’a pas été une nouvelle, ni une surprise.
Il est un thème majeur de la théologie biblique qui est constamment répétée et développée à travers l’histoire et surtout devant des phénomènes de la pesanteur, comme l’Holocauste, le renversement de l’explosion de la conscience. Examiner les pages bibliques vous pouvez voir comment la question de la présence divine qui accompagne l’histoire juive à partir du moment où il est né en tant que peuple. La Bible tente d’apporter une réponse à cette question terrible, mais la question n’est évidemment pas facile à résoudre pour les consciences troublées.
Le thème est exprimé dans une métaphore anthropomorphique grande, celle de Panim, le visage divin. Dans la relation entre les êtres humains se regardent est une façon de communiquer, mais pas nécessairement bienveillant, tout en tournant son visage, de braquage est un signe de fermeture, l’interruption de la communication du rejet. Sont donc synonyme de bénédiction spéciale, la sympathie, la protection, la gentillesse des expressions iaer panaw HaShem HaShem panaw elekha elekha et hisser, «que le Seigneur vous éclaire et transforme son visage», qui apparaissent dans la bénédiction sacerdotale de Nombres 6:25-26, que nous répétons dans notre liturgie quotidienne.
En revanche est la dissimulation, en se cachant le visage divin de l’enlèvement des signes. Nous lisons au sujet d’un passage fondamental:
«Ma colère va s’enflammer contre lui ce jour-là et les délaissera et cacher ma face (littéralement: je cache mon visage d’eux) et deviennent des proies à dévorer et à ceux qui veulent rencontrer beaucoup de malheurs et de mauvaises choses, et ce jour-là diront «c’est parce que mon Dieu n’est pas dans le milieu pour moi que ces mauvaises choses me sont arrivées. » Mais je vais cacher mon visage dans la journée pour tout le mal qu’il avait fait, parce qu’il s’était tourné vers d’autres dieux.  » (Deutéronome 31:17-18).
Dans cette chanson il ya préfiguration de l’événement (la chute de catastrophes nationales, devenant la proie des ennemis), sa représentation (Dieu qui est caché à l’homme) théologique, le constat de l’abandon humaine (Dieu n’est pas dans le milieu de moi) et l’interprétation théologique (le visage est caché parce que l’homme a été re-conçu ailleurs).
Qu’est-ce que vous n’allez pas à chercher divine responsabilité principale pour le pire, c’est principalement dépendante de l’homme et le cadeau qui a été fait pour choisir entre le bien et le mal, la récompense et la punition. Et l’homme est alors demandé de confiance et de pari. Pas par hasard, dans un passage qui à bien des égards, c’est l’anticipation de cette interprétation du Deutéronome, la question de savoir où Dieu est né dans un contexte historique précis: sortir d’Égypte, après tous les miracles qu’ils ont été témoins, les Juifs peut être trouvée dans le désert sans eau, et les marchandises alors, oublieux et ingrat tôt, protestant, menaçant à Moïse par lapidation. La Bible dit:
»(Moïse) a appelé la place et Massa Meriva (affirmation et contentieux) de la querelle des fils d’Israël et pour les avoir testé le Seigneur en disant:« Si Dieu est parmi nous ou non »(Exode 17: 7).
Et puis voici ce qui arrive:
«Amalek est venu et a combattu avec Israël à Rephidim» (ibid., v. 18).
Amalek est l’ennemi mortel d’Israël en permanence, sans pitié pour les faibles. Amalek vient et frappe à aucun moment, mais quand Israël n’est plus capable de sentir la présence divine en lui. Dieu s’enfuit et se cache, selon Deutéronome après la révolte juive contre les, mais le vol, le premier qui ouvre la porte à l’ennemi mangeur est la conscience des hommes qui deviennent sourds et incapables de sentir la présence divine. Même avant il ya un visage qui se cache l’incapacité de l’homme de le voir quand il. L’importance de cette histoire que le cas isolé, devient emblématique. Pas un hasard si les commandes Torah l’une des plus importantes ont trait à l’utilisation de la mémoire, les préoccupations de l’histoire d’Amalek », souvenir de ce que vous a fait Amalek» (Deutéronome 25:17). Rappelez-vous ce que vous avez fait, mais aussi ce qui peut avoir causé.
La dissimulation du Deutéronome n’est pas isolé, mais nous trouvons dans de nombreux autres passages bibliques du livre d’Isaïe (08:17, 54,8), Ezéchiel 39 (23,24,29), les Psaumes («Ne cache pas ta face»: 27:9, 102:3, 143:7, et même 13h02, 30:8, 44:25 etc), les expressions d’angoisse et de recherche constante. En fait, le thème de Dieu qui est caché devient constante après l’expérience, en particulier la diaspora. Jouant sur la langue, la racine qui indique la Satar la dissimulation (d’où peut-être le mystère) est vu par les Maîtres au nom de l’héroïne biblique Esther, un nom qui devrait vraiment être connecté à Astarté et Aster-Astro, mais que pour Master n’indique pas la luminosité, mais l’obscurité. En guise de consolation, parce que la reine Esther est en marche dans une période historique dans laquelle le visage est plus visible et plus accessible, ce qui peut toujours survenir et que quelqu’un décide de détruire le peuple juif tout entier, mais même si la présence directe, la vision la lumière du visage a disparu, la présence divine, sa providence, ses soins et ne manquent jamais d’intervenir au bon moment dans l’histoire et gratuit.
Pour cette raison, la consolation et l’espoir des Juifs célèbrent encore aujourd’hui (et continuera de le faire, même lorsque toutes les autres parties seront abolis), pour une fois par an, avec presque débridée plaisir physique, la fête de Pourim, ce qui indique que même dans un régime de protection du visage cachée ne manque jamais. Il est sur le bord de cet espoir que vous jouez une expérience dramatique, une question avec beaucoup de réponses comme insuffisantes, un défi pour la foi qui implique presque tous les jours la vie de chaque Juif, qu’il soit religieux ou non.
À une époque où l’Etat se prépare à célébrer le Jour du Souvenir avec mémorial et importante des fins éducatives, participe à l’esprit juif avec une mémoire abandonnés et le poids d’une question de recherche qui a plus de 32 siècles d’histoire.

27 janvier : Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité

26 janvier, 2012

http://www.journee-mondiale.com/143/27_janvier-memoire_holocauste_prevention_crimes_humanite.htm

27 janvier : Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité

« La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, pour cette journée de la mémoire.
[...] Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. En même temps, il faut montrer que l’horreur s’inscrit dans une histoire qu’il convient d’approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi appartient-il à notre institution de faire réfléchir les élèves à l’Europe du XXème siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l’homme et à sa marche vers l’unité. Il est nécessaire de montrer aux jeunes que ces valeurs ne sont pas de simples mots. Leur respect dans tous les pays du monde est fondamental et nécessite de la part de chacun d’être attentif à ce qui menace ces valeurs et actif pour les défendre. »
B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : www.education.gouv.fr

Nous avons recueilli pour vous quelques extraits de textes qui nous ont paru particulièrement « éclairants » sur le sujet

« Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli » (Elie Wiesel)

« (…) Nous célébrons la « Journée de la mémoire de l’holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité ». Une mémoire qui repose sur les témoignages des acteurs et sur les travaux des historiens. Une mémoire d’autant plus vive, paradoxalement, que les survivants disparaissent, ayant à cœur, s’ils ne l’ont déjà fait, de transmettre aux générations nouvelles ce que, bien souvent, si longtemps, ils ont eu tant de peine à exprimer : « Il est dur pour la langue de prononcer de tels mots, pour l’esprit d’en comprendre le sens, de les écrire sur le papier » (Abraham Lewin). Une mémoire d’autant plus précise que les historiens -- et notamment alsaciens -- accèdent à de nouvelles archives, affinent nos connaissances -- par exemple sur le camp du Struthof -- et s’efforcent d’expliquer ce qui semble parfois échapper à la raison.
Prévention des crimes contre l’humanité en même temps que mémoire de la Shoah, cette journée a également pour but d’intégrer à ce travail de mémoire toutes les victimes des crimes contre l’humanité. Et d’abord, pour en revenir aux victimes de la terreur nazie, outre les communautés juives d’Europe, qui en forment la majeure partie, les populations tziganes ou encore les malades mentaux.
Ce devoir de mémoire, et de prévention est plus actuel que jamais. Aujourd’hui comme hier, aujourd’hui comme demain, aucune forme de racisme et d’antisémitisme quelle qu’elle soit ne saurait être tolérée. Et pourtant des faits récents perpétrés contre la communauté juive de Strasbourg nous rappellent qu’il faut rester vigilants..
Une vigilance qui souligne que l’enjeu de la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, camp de concentration et  » centre de mise à mort  » (Raul Hilberg), ne concerne pas que les bourreaux et leurs victimes juives. Elle est le lieu de mémoire commun d’une mémoire européenne qui ne cesse de se constituer et l’horizon d’une humanité fondée sur la justice, la paix et la tolérance.

Gérald CHAIX, Recteur de l’Académie de Strasbourg